William BOURDON et Vincent Brengarth, avocats français du FNDC

Les avocats parisiens affirment que ces « répressions meurtrières » sont fondées sur « des considérations politiques et ethniques » de nature à justifier la qualification de « crimes contre l’humanité ». Et, selon des informations confiées à Guineematin.com, cette plainte vise le président Alpha Condé et plusieurs dignitaires de son régime qui sont rendus auteurs ou complices d’exactions sur ceux qui sont opposés à une présidence à vie de l’actuel locataire du palais Sékhourouyah.

Les nouvelles de cette plainte font jubiler certains leaders politiques de l’opposition guinéenne. Ces opposants au régime d’Alpha Condé estiment que la situation actuelle de la Guinée est préoccupante et que la Cour Pénale Internationale devrait s’y pencher « pour que plus jamais quelqu’un en Guinée, parce qu’il est ministre, directeur de la police, ne se considère comme ayant le droit de vie ou de mort sur un autre guinéen ».

Mais, du côté de la mouvance présidentielle, cette plainte du FNDC est pour le moment considérée comme un non évènement. Lors s’un entretien téléphonique avec un reporter de Guineematin.com hier, samedi 02 mai 2020, l’ancien conseiller chargé de mission à la présidence de la République, devenu député à la nouvelle Assemblée nationale a tourné en dérision cette démarche des opposants guinéens. L’honorable Souleymane Keïta trouve que le président de la République et son gouvernement ont actuellement d’autres chats à fouetter.

Honorable Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

« Je crois qu’actuellement, la priorité, c’est la gestion du COVID-19 qui prend de l’ampleur, même si le gouvernement met les bouchées doubles pour pouvoir contenir la maladie. Maintenant, pour ce qui concerne cet agissement du FNDC, je crois que c’est habituel. On était devant la Cour de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ; maintenant, c’est la CPI. Ils n’ont qu’à continuer, le moment venu, on saura comment tout ça va se régler. Ce qui reste clair, le régime d’Alpha Condé a favorisé la création d’un espace démocratique qui favorise l’expression des tendances contradictoires. La qualification de crimes contre l’humanité relève d’une certaine maîtrise de textes juridiques qui, malheureusement, sont méconnus par ceux qui agissent. Mais, pour le moment, on s’occupe du COVID-19. Lorsque la question (les accusations du FNDC) sera formelle, le débat aura lieu », a brièvement indiqué l’honorable Souleymane Keïta.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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