Devant la fermeture prolongée des salles de classe à cause du Covid-19, le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a instauré des cours à distance en faveur des candidats aux examens nationaux. Près de 2 semaines après le début de cette expérience, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, est revenu sur ces cours à distance, mais aussi sur ce qui a marché et ce qui ne l’a pas été. C’était à l’occasion d’une interview accordée au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture dans la journée de ce vendredi, 8 mai 2020.

Dans son intervention, l’inspecteur régional de l’éducation de Boké, Moriba Sidibé, est revenu sur l’objectif des cours à distance. « Cette méthode de cours à distance, c’est pour occuper les élèves, pour ne pas qu’ils restent sans rien faire. Parce que même ceux qui n’y ont pas accès, qui sont dans les zones les plus reculées, sont curieux ; ils veulent savoir ce qui se passe. Donc, même si la compréhension n’est pas là, cela vaut mieux que rien », soutient-il.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Dans la région administrative de Boké, des difficultés sont signalées dans le cadre de la tenue de ces cours. Un constat confirmé par l’inspecteur qui dit des mesures ont été prises pour y remédier. « Il y a des zones qui ne reçoivent pas la radio rurale ni la RTG encore moins l’Internet. Dans plusieurs zones de la région, on n’a pas le courant au moment des cours. A Koundara, on a des difficultés avec la radio rurale. Mais, nous avons déjà mis la radio de Koumbia à contribution. Je pense que ça peut atténuer la situation. L’autre difficulté est que beaucoup ne savent pas comment poser des questions au niveau des zones d’ombre. Des élèves comme ça, préfèrent rester avec le professeur comme on le fait en classe. Il faut reconnaître qu’il y’a des difficultés mais je pense que cela vaut mieux que rien. »

Malgré tout, Moriba Sidibé estime que cette initiative va apporter un plus pour les élèves. « Les élèves n’ont pas le même niveau. Il y en a certains qui arrivent à bien capter les leçons. Ils prennent note et ils font des répétitions par après. Donc ça, c’est un soulagement et voilà ce qui est important et c’est pour ça qu’il faut soutenir l’initiative du MENA ».

L’inspecteur régional de l’éducation de Boké a saisi l’occasion pour lancer un appel aux élèves, à leurs parents et même aux responsables du département. « Je demande aux parents d’élèves de suivre ces cours avec les enfants. Nous savons qu’il y a des parents qui sont très bien, ils peuvent même expliquer les zones d’ombre aux enfants. Les élèves eux doivent prendre plus de sérieux et penser à leur avenir. Il faut qu’ils se concentrent au maximum pour pouvoir comprendre les cours. Notre grande difficulté, c’est le fait que plusieurs zones ne sont pas couvertes par la RTG et les radios rurales. J’invite le département à faire en sorte que beaucoup de zones soient couvertes parce que si non, les résultats escomptés ne seront pas là », a lancé monsieur Sidibé.

Depuis Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin