Ce jeudi, 07 mai 2020, des avocats de 6 personnes (des ivoiriens et français) ont déposé une plainte contre l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Les plaignants accusent Guillaume Soro de « torture, d’assassinat et de crimes de guerre ». Des faits qui seraient commis pendant que l’ancien chef de la rébellion ivoirienne était le patron des Forces nouvelles entre 2003 et 2011.

L’ancien Premier ministre ivoirien, en exil en France, fait l’objet d’une plainte de 6 personnes de nationalité ivoirienne et française, déposée à Paris pendant qu’il est sous le coup de la justice de son pays. Guillaume Soro est accusé par les plaignants d’avoir commandité entre 2003 et 2011 « la mort de 5 personnes » lors d’actes qui consistaient à asseoir son leadership sur le mouvement. Il était chef des Forces nouvelles à l’époque.

Cette plainte des parties civiles porte principalement sur deux séries de faits : l’assassinat de son rival Ibrahima Koulibaly, tué le 27 avril 2011 à Abidjan, et l’assassinat de deux fidèles de ce dernier en juin 2004, qui sont Kassoum Bamba et Abdoulaye Doumbouya. 

Pour faire la part des choses dans cette affaire- alors que Guillaume est tient à sa candidature au prochain scrutin ivoirien de 2020- une avocate des parties civiles a indiqué à nos confrères de la RFI que le dossier n’est nullement lié au calendrier électoral du pays. 

« Cela fait des mois que nous travaillons dessus. On a été saisie par des victimes, dont une victime française,(…) et  la présence de Guillaume Soro en France actuellement nous permet de déposer une plainte en France, c’est la raison pour laquelle on dépose la plainte aujourd’hui. Ce n’est pas le calendrier électoral en Côte d’Ivoire ou le fait qu’il soit en disgrâce sur place… >>, a dit Maître Noémie Saidi-Cottier.

À suivre !

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