Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, plusieurs jeunes de la sous-préfecture de Kamsar ont manifesté contre le manque du courant électrique. Des barricades sont érigées et des pneus brûlés pour empêcher le passage des trains des exploitants de la bauxite (notamment GAC et la CBG) et les véhicules des sous-traitants qui transportent le personnel.

Déployés par les autorités pour chercher à ramener le calme, des agents de la police sont accusés de pillage dans certains quartiers comme Kassongony. « Les policiers de la CMIS sont entrés dans notre quartier pour attaquer nos maisons et tout gâter : ustensiles de cuisine et autres ! Certains voulaient même arracher la porte… », lance un habitant de Kassongony qui a joint Guineematin.com au téléphone aux alentours de 9 heures.

À préciser que plusieurs quartiers de Conakry et des villes de l’intérieur de la Guinée sont victimes des délestages. Mais, les jeunes de Kamsar ont décidé d’exiger la fourniture du courant électrique, surtout qu’ils passent leurs journées de chômeurs à faire des projections sur les milliards qui passent sous leurs yeux dans les trains minéraliers des exploitants qui ne se préoccupent ni des dégâts causés à l’environnement, ni des conditions de vie des populations autochtones…

À suivre !

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