Les manifestations contre le manque de courant électrique à Kamsar, dans la préfecture de Boké, ont perturbé les activités sur les lieux. Des barricades y ont été érigées ce mardi, 12 avril 2020, empêchant la circulation. C’est dans ce cadre que plusieurs passagers en partance pour Kamsar sont bloqués à Madina Borobof, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Des jeunes en colère ont barricadé la route et mis le feu à ce niveau pour empêcher toute circulation. Plusieurs dizaines de passagers se trouvent bloqués à Madina Borobof.

Mamadouba Keita fait partie de ceux qui attendent. « J’ai quitté Dari et je vais aller à Kamsar pour travailler, mais on est bloqué ici. Cette situation me fatigue beaucoup. Je suis un maître carreleur, mon chantier m’attend là-bas. C’est vraiment difficile. Il faut que l’Etat trouve la solution à ce problème parce qu’on ne peut pas continuer comme ça. »

Même son de cloche chez Fatoumata Binta Camara qui vient de Conakry, bloquée à Madina Borobof depuis plusieurs heures. « Actuellement, nous souffrons. Depuis trois mois nous n’avons pas de courant à Kamsar. Moi, je veux rejoindre mes enfants à Kamsar mais je ne connais plus quel chemin emprunteur. Actuellement, les jeunes n’arrivent pas à s’informer parce que si tu entends journal, c’est s’il y a le courant. Tout le monde souffre. Les jeunes sont dans leur droit il faut que le gouvernement trouve une solution par rapport au courant », soutient la mère de famille.

Mohamed Tabel Touré, a une urgence à régler à Kamsar. Mais, il est bloqué à Madina Borobof depuis 9 H du matin. « Vraiment, le retard que j’accuse ici me fait mal au cœur. Les jeunes on raison. Donc, tous les problèmes que nous avons ici, c’est l’Etat qui est responsable. Sinon, il y a combien de sociétés minières ici à Boké ? Pourquoi les gens là sont incapables de donner le courant ? Vraiment nous souffrons ici. Nous sommes sous le soleil et nous sommes en période de Ramadan… »

Pour sa part, le chauffeur Mamadou Mountagha Barry vient de Sangarédi. Il ne parvient pas à rentrer à Kamsar à cause des échauffourées entre jeunes e force de l’ordre. « J’ai quitté Sangarédi et je vais à Kamsar. J’ai des passagers avec moi, mais nous sommes bloqués ici. C’est un vrai calvaire. C’est même une torture pour nous. Il faut que les responsables de ce pays puissent aider leurs populations. Le gouvernement doit aider ces jeunes en leur donnant ce qu’ils veulent… ».

Depuis Madina Borobof, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628-98-49-38

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