Dans les conditions normales, le premier tour de l’élection du futur successeur d’Alpha Condé à la tête de la Guinée doit être organisé en octobre prochain. Mais, est-il possible de respect ce calendrier de l’élection présidentielle, alors que rien n’est encore entamé dans ce sens ? Déjà, certains trouve la pandémie du coronavirus comme étant une belle excuse pour un éventuel report. S’il n’est pas contre une telle hypothèse, Saïkou Yaya Barry estime que cela peut entraîner d’autres conséquences.

Selon le secrétaire exécutif de l’UFR, un gouvernement de transition sera alors une obligation et sa mise en place doit être effective avant la date prévue pour la présidentielle…

« Ce que je veux vous dire de façon très claire, ce que le président est élu pour un mandat de 5 ans. Passé ce délai, il ne doit plus être président de la République. Cela quel que soit ce qui peut arriver à la Guinée. Nous, nous estimons qu’aujourd’hui, il faille déjà mettre en place un système de transition qui va nous sortir de cette situation. Nous avons une Assemblée qui n’est pas légitime et nous avons un président qui n’est plus légitime, même s’il est légal. Il n’est plus légitime aux yeux du peuple par ses agissements de ces derniers temps en faisant prévaloir la force au lieu du dialogue. Nous entendons des voix se lever pour parler de ce repoussement de calendrier ; nous nous estimons que rien ne peut justifier cela. Et, si ça doit arriver, il est important qu’il y ait un gouvernement de transition qui va mettre en place un système afin de trouver une issue favorable à la Guinée. Mais, cela doit se faire bien avant la date car cette date doit être la date d’une élection d’un nouveau président de la République pour nous sortir de cette situation », a indiqué l’opposant.

Propos recueillis par Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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