Les jeunes frondeurs de Kouroussa, qui avaient pris d’assaut les rues de la ville de Camara Laye il y a quelques jours pour réclamer l’électricité, maintiennent la pression sur les autorités. Après plus d’une semaine d’accalmie, ils ont fait parler d’eux à travers une plateforme revendicative sur la même question assortie d’un ultimatum, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Après les manifestations sur le manque de courant le 06 mai dernier, les jeunes de Kouroussa n’en démordent pas. A travers un document adressé aux autorités, les frondeurs réitèrent les même plaintes et n’exigent encore une fois deux choses : la desserte du courant de 18 heures à 6 heures du matin et l’extension du réseau électrique au bénéfices des  trois (3) quartiers de la commune urbaine laissés pour compte, à savoir Samankoura, Wassako et Komoniko.

Joint au téléphone dans la journée d’hier, jeudi 14 mai 2020, l’un des principaux meneurs de la précédente manifestation, Aboubacar Diawara, a expliqué de quoi il s’agit. Monsieur Diawara, également directeur communal de la jeunesse de Kouroussa et cosignataire de la plate-forme de revendication, prévient que si jusqu’au 26 mai rien n’est fait, ils engageront un cycle de manifestations. « Plusieurs associations et structures de jeunesse, comme le conseil local des jeune de Kouroussa, se sont alliés à notre cause. On peut même dire aussi que tous les grains de thé de la ville se sont dits solidaires à notre lutte. Nous avons encore plus de jeunes déterminés pour ce combat. Alors, si dans deux semaines les points que nous exigeons ne sont pas satisfaits, nous reprendrons de plus bel les rues de la ville pour manifester », a-t-il averti.

Pour rassurer les frondeurs en marge de la dernière manifestation du 06 mai, le préfet de Kouroussa, Souleymane Keita, avait avancé la thèse d’une panne technique et promis l’arrivée d’un technicien pour remédier au problème.

Mais joint au téléphone, Moussa Babilla Kéita, directeur du bureau local d’EDG, a balayé d’un revers de main cette thèse. « Il n’a jamais été question d’aucune pane technique. C’est plutôt un retard d’entretien que souffrait le seul et unique groupe électrogène de 1250 KVa qui assure l’alimentation de la ville. »

Pour ce qui est des deux exigences des jeunes, Moussa Babilla Kéita est formel. « Avec la capacité actuelle, ce n’est pas possible. Il faudrait 3 mégawatts pour répondre aux exigences posées par les jeunes ».

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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