Cours à distance : plus de 2000 élèves inscrits sur la plateforme en ligne (MENA)

Mamadi Sidiki CAMARA, Responsable de la communication au Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA)

« Les enfants du primaire qui ont commencé au même moment que le secondaire, reçoivent chaque jour pendant les 5 jours de la semaine, du lundi au vendredi, deux cours notamment les cours de Français et les cours de Mathématiques soutenus généralement par ECM (Education Civique et Morale) ou alors des conseils rapport avec l’actualité. La pandémie qui continue à endeuiller la planète entière. Nous nous apprêtons à entamer la quatrième semaine… »

Trois semaines après le début des cours à distance en Guinée, le responsable de la communication du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a accordé un entretien à Guineematin.com autour de ce sujet. Mamadi Sidiki Camara a fait le point sur l’évolution de ce programme, tirant un premier constat satisfaisant.

Décryptage !

Guineematin.com : il y a trois semaines, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation a lancé le programme des cours à distance pour parer à la fermeture des écoles due à la pandémie du coronavirus. Quel bilan tirez-vous aujourd’hui de l’exécution de ce programme ?

Mamadi Sidiki Camara : le MENA, sans avoir la prétention de parler d’une satisfaction, peut se réjouir du fait que les apprenants qui sont aujourd’hui en grand nombre à l’intérieur du pays notamment, en train de recevoir ces cours, puissent manifester un intérêt évident face à ces cours qu’ils reçoivent. C’est un motif de satisfaction. Nous avons pu constater depuis que nous avons commencé notre programme en direction de ces apprenants, leurs parents et des enseignants, que non seulement des efforts sont fournis à notre niveau pour que ces élèves et leurs parents ainsi que les enseignants sur l’ensemble du territoire national puissent recevoir les cours à distance.

Mais aussi, que ces élèves eux-mêmes puissent fournir assez d’efforts à leur niveau en collaboration avec leurs parents et d’autres autorités à la base pour qu’ils organisent des groupes de réception de ces cours tant à la radio qu’à la télévision. Nous avons pu prendre d’autres mesures, qui aujourd’hui, marchent également grâce à Dieu, notamment la plateforme que nous avons pu mettre en place. Certains apprenants sur l’ensemble du territoire se sont bien intéressés à cette plateforme et aujourd’hui selon nos constats, ils sont au-delà de 2000 qui se sont inscrits sur cette plateforme et qui l’exploitent correctement pour recevoir des cours. Même si ces cours sont en avance sur eux, mais ils ont aujourd’hui la possibilité d’avoir ces cours, de les suivre de les répéter, même de les télécharger à travers cette plateforme.

Guineematin.com : sauf que beaucoup d’élèves se trouvant à l’intérieur du pays notamment, ne peuvent pas avoir accès à ces cours, en raison du manque de courant et de la connexion internet.

Mamadi Sidiki Camara : il faut reconnaître que le problème de réception, notamment à la télé n’est pas un succès sur l’ensemble du territoire national. Nul ne peut ignorer aujourd’hui l’instabilité sinon le manque même du courant électrique dans notre pays, surtout à l’intérieur, pour dire que les cours peuvent être reçus à la télévision nationale au même moment et par tous les enfants ciblés. Ce constat existe, c’est une réalité. Mais, avant que nous n’entamions ce programme de cours à distance, nous avons étudié un ensemble de paramètres avec nos partenaires qui nous accompagnent. Et parmi ces paramètres, figurait effectivement cette possibilité pour les élèves de l’intérieur notamment, de ne pas avoir le courant au même moment que ceux de Conakry et même ceux de Conakry aussi qui sont censés ne pas avoir au même moment les uns et les autres le courant électrique pour recevoir les cours en temps réel et au même moment.

Et c’est pourquoi, les mesures ont été complétées finalement par la version papier sur laquelle nous nous sommes également appesantis. Nous avons déjà travaillé là-dessus et nous les dirigeons au fur et mesure vers nos structures à la base pour que ceux qui n’ont pas la possibilité, qui ne sont pas dans les positions, qui ne sont pas dans les dispositions de recevoir les deux premières formes, qu’ils puissent être servis dans des fiches pédagogiques les mêmes leçons et qu’ils puissent les exploiter avec leurs parents et d’autres soutiens.

Guineematin.com : quelles sont aujourd’hui les perspectives du MENA dans la mise en exécution du programme des cours à distance ?

Mamadi Sidiki Camara : je rappelle que pendant ces trois premières semaines, nous avons conçu les capsules vidéos qui ont des cours. D’abord, la première semaine, nous avons pu passer 5 cours ; la semaine qui a suivi, nous fait passer 3 cours ; et la semaine qui s’achève, nous avons pu passer les trois cours pour les classes d’examen. Donc, nous continuerons avec ce processus. Déjà, le calendrier de la semaine prochaine est disponible : les cours sont choisis, les capsules sont déjà prêtes et vont être également mises à la disposition de l’ensemble des médias qui nous aident à diffuser ces capsules vidéos.

Parallèlement, les enfants du primaire qui ont commencé au même moment que le secondaire, reçoivent chaque jour pendant les 5 jours de la semaine, du lundi au vendredi, deux cours notamment les cours de Français et les cours de Mathématiques soutenus généralement par ECM (Education Civique et Morale) ou alors des conseils rapport avec l’actualité. La pandémie qui continue à endeuiller la planète entière. Nous nous apprêtons à entamer la quatrième semaine.

Donc, nos perspectives sont que non seulement nous travaillons à donner les cours à distance à nos élèves, mais nous réfléchissons à une possibilité, une fois que l’Etat d’urgence est levé, pour que nous prenions des dispositions afin que les calendriers scolaires puissent être réaménagés et que les élèves soient en possession de leur droit. Cela nous était arrivé en temps d’Ebola. Mais, malgré tout, nous avons pu réaménager, nous avons organisé les examens sans problèmes. Donc, notre perspective est de réfléchir à tous ces aspects. Ce n’est pas que nous comptons simplement sur ces cours à distance, mais nous travaillons au fur et à mesure que le moment avance. S’il nous est demandé d’un temps à un autre de reprendre les cours pour qu’on soit capables techniquement de reprendre les cours. Donc, notre perspective c’est dans ce cadre-là.

Interview réalisée par Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59 § 666 87 93 97

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