La pandémie du Coronavirus qui frappe la Guinée depuis le mois de mars dernier continue d’impacter négativement les différents secteurs d’activités. A cette veille de la fête de Ramadan, l’engouement n’est pas le même que les années passées dans les marchés, notamment chez les vendeurs d’habits, de chaussures et autres articles de parures. Plusieurs vendeurs rencontrés au marché d’Enco5, dans la journée de ce mercredi, 20 mai 2020, se plaignent de la rareté des clients et de son impact sur leur revenu, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Madame Souadou Touré

Madame Souadou Touré, vendeuse d’habits pour hommes, femmes et enfants, est prise au dépourvu par la conjoncture. « Avant, à cette période, ma boutique ne désemplissait pas. Mais, cette année, ce n’est pas le cas. On a beaucoup de difficultés et je crois que ce sont des difficultés dues à la pandémie du Coronavirus qui frappe notre pays. Rien ne marche actuellement. Nous avons des difficultés puisque je paie 6 millions GNF comme frais de location mensuelle alors qu’il y a près de deux mois qu’on ne travaillait pas comme avant. Mais avec tout ça, le propriétaire du magasin ne sait pas qu’il y a des difficultés. Ce qui l’intéresse, c’est son argent à la fin du mois ».

Diaouné Aboubacar, diplômé et vendeur

Même son de cloche chez Diaouné Aboubacar, diplômé et vendeur de bazins, de boubous Macky Sall, de sacs, de chaussures et autres. « Cette année, la vente est très réduite. Depuis que cette maladie du coronavirus est entrée en Guinée, ça ne va pas. Ça nous met en mal parce qu’on a commandé des choses à coup de millions mais jusqu’à présent, nous n’avons même pas pu récupérer la moitié de l’argent investi. Avant en cette période, on pouvait vendre 5 millions ou 3 millions GNF par jour. Mais, actuellement, même un million de francs guinéens on ne gagne pas, alors qu’on paie les frais de loyer à la fin de chaque mois. Nous demandons au gouvernement de nous ajouter dans son plan de riposte contre la Covid-19 parce que là, ça ne va pas », a-t-il laissé entendre.

Mademoiselle Koumba Angèle Kamano, diplômée en comptabilité et vendeuse

Mademoiselle Koumba Angèle Kamano, diplômée en comptabilité et vendeuse de bazins, de vestes, des chaussures, ne cache pas non plus sa préoccupation. « Actuellement, tu termines les études et tu ne gagnes pas de boulot. Donc, j’ai ouvert cette boutique il y a quelques années. Mais, j’avoue que cette année ça ne va pas. On prie le bon Dieu que la pandémie là quitte notre pays. Avant, je pouvais vendre deux à trois millions GNF. Mais cette année, à la veille de cette fête, on ne gagne même pas 500 mille GNF par jour. Si ça continue ainsi, ce n’est pas bon parce qu’on a d’autres charges aussi à gérer… ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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