Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

Le gouvernement guinéen prend très au sérieux les menaces du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de reprendre les manifestations de rue dès après le mois de ramadan. En l’espace de quelques heures seulement, les autorités du pays ont publié deux communiqués sur le même sujet.

Après le ministre de la sécurité et de la protection civile, c’est au tour de son homologue de l’administration du territoire et de la décentralisation de réagir à cette annonce des opposants à un troisième mandat du président Alpha Condé. Dans un communiqué rendu public ce vendredi soir, 22 mai 2020, le Général Bouréma Condé a prévenu les « éternels fauteurs de troubles » que l’Etat guinéen « ne se laissera pas surprendre » par leurs agissements.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de son communiqué :

Mesdames et Messieurs,

Chers concitoyens

Face à l’épidémie de Covid-19, tous les pays ont décidé une union sacrée dépassant les clivages politiques et mettant les intérêts de la République au-delà de toute autre considération.

Un des objectifs principaux de notre Gouvernement est d’éviter que la pandémie atteigne l’intérieur du pays. C’est la raison pour laquelle les sorties de Conakry ne sont possibles que pour les citoyens testés ‘‘négatifs’’ au virus. Le bon sens en effet ne cache à personne les affres d’une transposition dans la Guinée profonde de ce que l’on vit actuellement à Conakry.

Partout au monde, en plus des gestes barrières de sécurité sanitaire que sont le port du masque, le lavage des mains avec de l’eau et du savon, l’utilisation de solution hydro-alcoolique et la distanciation, le confinement fut un des atouts majeurs de l’atténuation des effets ravageurs de la pandémie.

Se référant aux douloureux derniers évènements, qui du reste sont fort regrettables, des citoyens malintentionnés, éternels fauteurs de troubles sevrés à présent de leur exercice favori, tentent à nouveau, en le disant haut et fort, de susciter des remous sociaux à l’image des malheureux cas de Coyah, de Dubréka et Kamsar, dans le but exclusif d’en finir avec les barrages filtrants et exposer les Guinéennes et les Guinéens à une plus grande explosion du virus à travers le pays.

Et pourtant, la veille des évènements de Coyah, de Dubréka et de Kamsar, des échanges entre forces de l’ordre et résidents de ces localités avaient abouti au principe de la délocalisation des barrages filtrants pour les situer beaucoup plus en retrait le lendemain, limitant ainsi les désagréments des habitants de Coyah et de Dubréka dont la vie au quotidien, se confond avec celle du Grand Conakry.

Il est donc aisé de comprendre que ces évènements sont le fruit d’une préméditation qui fut mise à exécution par des loubards armés qui, non contents d’avoir attaqué les postes de barrages filtrants à la grande surprise des autorités locales, se sont dirigés sur des mosquées pour les ouvrir de force, y commettre des dégâts et clamer que les prières publiques doivent commencer, bravant ainsi les mesures sécuritaires liées au COVID-19 édictées par le Gouvernement et le Conseil Scientifique National. Des menaces furent proférées contre des Imams qui n’obtempéraient pas.

Toutefois, le Gouvernement à travers les services compétents, fera toute la lumière sur ces actes d’une extrême gravité et les auteurs répondront devant la Loi.

Le Gouvernement invite les populations à continuer à faire preuve de civisme et de discernement afin que tous ensemble, sur toute l’étendue du territoire national, nous affrontions l’ennemi commun qui a pour nom Covid-19.

Dans cette épreuve, celles et ceux qui trouvent opportun d’ouvrir un front de troubles devraient se raviser et donner la priorité absolue à la santé de leurs concitoyens.

En tout état de cause, l’Etat Guinéen, garant des libertés publiques et de la paix, veille au grain et ne se laissera pas surprendre.

Je vous remercie !

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