Peu après la relance du train Conakry-Express, il y a quelques semaines, les travailleurs de cette locomotive, qui assure le transport des personnes dans la capitale guinéenne, ont adressé un mémorandum au ministère des Transports. Dans ce document, ils font un certain nombre de revendications, dont le paiement de leurs arriérés de salaires. Mais aujourd’hui, ils dénoncent les agissements de certains « cadres malintentionnés » qui, selon eux, détournent le sens de leurs revendications pour essayer de les opposer au ministre des Transports. C’est leur porte-parole, Ibrahima Camara, qui l’a annoncé au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com, ce lundi 25 mai 2020.

« Après avoir publié notre mémorandum dans lequel, nous demandons le paiement de nos arriérés de salaires ainsi que d’autres points concernant nos conditions de vie et de travail, certaines cadres malintentionnés sont allés jusqu’à dire que nous sommes en train de saboter le plan d’urgence du gouvernement. Et aussi, ils pensent que nous sommes contre le fait que le ministre a donné les moyens nécessaires pour faire la peinture du train au lieu de payer nos arriérés de salaires. Ce n’est pas vrai.

Nous, nous ne sabotons pas le plan d’urgence. Nous ne sommes pas non plus contre le fait que le ministre a donné les moyens qu’il faut pour faire la peinture du train.Vu ce qui est fait comme dépenses, on ne va pas saboter quoi que ce soit. Seulement, nous ne voulons pas qu’après tout ce qui est fait qu’on dise encore que le train est arrêté. Nous ne voulons pas de ça, parce que si le train marche c’est l’avantage de tout le monde », a-t-il confié.

Ces travailleurs de constater que le ministre des Transports, Aboubacar Sylla, n’est pas suffisamment informé des problèmes liés au fonctionnement de Conakry Express. C’est pourquoi, ils souhaitent le rencontrer pour le mettre effectivement au bain de la situation. Nous, techniciens, nous nous sommes dit qu’après toutes les dépenses qui sont faites par le ministre, si le train s’arrête encore à cause des problèmes dont il n’est pas suffisamment informé, ce n’est pas bon. Parce qu’on a compris qu’on ne lui donne pas toutes les bonnes informations. Il y a des problèmes dont le ministre n’est pas du tout informé qui pourraient affecter la marche du train.

Donc, puisque nous avons compris que certains problèmes sur le terrain ne sont pas dit et ne se disent pas, nous aimerions bien avoir une audience avec le ministre afin qu’il soit suffisamment informé de nos réels problèmes, qui sont contraires à ce qu’on lui fait croire. Cela va permettre qu’on échange sur certains points techniques et aussi nos conditions de vie, parce que si les travailleurs vivent et travaillent dans des conditions atroces, est-ce qu’ils pourront venir au travail ?

Et, même s’ils viennent est-ce qu’ils auront l’énergie nécessaire pour travailler ? La famille est derrière, les enfants doivent aller à l’école, ils doivent se soigner, il y a le problème de loyer, alors que tout ça repose sur quelque chose, c’est vraiment difficile. Donc autour de tout ça, nous demandons au ministre de bien vouloir nous accorder une audience afin qu’il puisse mieux camper la chose », sollicitent Ibrahima Camara et ses collègues.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 622919225

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