Aziz Diop, préfet de Coyah

L’ex préfet de Kankan, Aziz Diop, muté dans les mêmes fonctions à Coyah, a passé la main à son successeur, Amara Lamine Soumah, dans la journée d’hier, mardi 26 mai 2020. En marge de cette cérémonie, celui qui a « régné » à Kankan pendant cinq ans s’est exprimé sur la procédure judiciaire qui le visait dans une affaire domaniale qui oppose deux districts de la sous-préfecture de Bâté Nafadji. L’affaire avait été classée sans suite par le Tribunal de Première Instance de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au mois de juillet 2018, des citoyens de la sous-préfecture de Bâté Nafadji, à 32 kilomètres de la commune urbaine de Kankan, portaient plainte contre Mohamed Gharé et Aziz Diop, respectivement gouverneur et préfet de Kankan à l’époque. La plainte, déposée au TPI de Kankan, visait également le sous-préfet de Bâté Nafadji, Mamady Souaré.

Ils étaient soupçonnés de non-assistance à personne en danger suite à un affrontement meurtrier au tour d’un lopin de terre entre les districts de Madina et de Sélimoussaya. Après avoir été « cité à comparaître », les mis en cause ne sont jamais venus à la barre. L’affaire aurait même été classée sans suite.

Si jusqu’ici, le nouvel homme fort de Coyah a toujours esquivé les questions à ce sujet, il s’est défendu ce mardi devant un parterre de journaliste, en balayant d’un revers de main ces accusations. « Les citoyens sont dans leur droit de porter plainte contre l’Etat. L’Etat c’est qui ? C’est le Préfet. Ils ont dit que je n’ai pas mobilisé la sécurité pour les sécuriser. C’est normal, mais ce n’est pas ce que vous (la presse) dites, citer à comparaître. Tout ça, je n’ai pas voulu faire un débat, mais c’est à travers la presse que j’ai appris que je suis cité à comparaître. Si non, je n’ai reçu aucune notification encore moins une convocation. Donc, je ne me reproche pas grand-chose vis-à-vis des citoyens de Kankan », a-t-il lancé.

L’ex préfet de Kankan était également englué dans une autre affaire domaniale depuis bientôt 3 ans. Il s’agit de 2 familles du secteur 1 dans le quartier Dalako de la commune urbaine, qui sont en conflit. Les deux parties sont opposées à cause du prolongement d’une ruelle de 10 mètres rétrécie au niveau de sa jonction sur la grande circulation au rond-point de Sâa Sangbéré (Parc à bétail) de Dalako.

Dans une procédure engagée par le Tribunal de Première Instance de Kankan pour trancher ce conflit domanial, le nom d’Aziz Diop n’a jamais cessé de revenir dans les auditions des différentes parties de la famille Diakité.

Sur cet autre dossier, l’ancien préfet de dédouane. « Je n’ai jamais signé un papier, ni assisté à quoi que se soit. Les gens fuient leur responsabilité, et le maire, et toute la famille, personne n’a voulu prendre le dossier là. Moi, je suis venu discuter avec leur grand frère, l’intendant qui est à Conakry, mais malheureusement, il est décédé. Lui-même, il a dit prenons 5 mètres à partir de tel, c’est tout. Je n’ai signé aucun papier, je n’ai jamais ordonné quoi que ce soit entre les deux familles ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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