La propagation du coronavirus affecte tous les secteurs d’activités et amplifie la souffrance des citoyens. C’est le cas de l’Union des Photographes et Cameramen de Kindia (UPCK) qui se dit aujourd’hui préoccupée par la rareté de la clientèle. Les cérémonies de mariages, baptêmes et autres activités de réjouissance étant sobrement célébrées à cause du coronavirus, les acteurs de ce secteur tirent le diable par la queue. Tel est le constat fait à Kindia par Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la préfecture.

Cette corporation a du mal à joindre les deux bouts à cette période de Covid-19. Ces professionnels de l’image ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer.

Mamadouba Soumah, président de l’Union des Photographes et Cameramen de Kindia

Mamadouba Soumah, président de l’Union des Photographes et Cameramen de Kindia, interrogé par notre reporter, a expliqué les difficultés rencontrées actuellement. « Ce n’est pas du tout facile dans notre secteur parce qu’il faut des attroupements pour avoir de l’argent chez nous ; il faut des cérémonies, que cela soit de mariage ou le baptême. C’est à partir de ceci que nous gagnons le quotidien. Mais, si cela est interdit par le gouvernement, ce n’est pas du facile de réussir, ou de gagner de quoi à manger. Moi, en venant ici, il faut avoir un taxi. Les tarifs varient des fois de 2500 à 3000 GNF. Donc, pour un aller et retour, il faut 6 000 GNF. Mais imaginez, durant toute la journée, quand tu viens ici pour avoir la dépense pour nourrir ta petite famille ; si tu gagnes 10 000GNF et tu payes 6 000, combien tu vas envoyer à ta famille. Cela ne suffit pas. Alors, nous du mal à joindre les deux bouts actuellement ».

N’famoussa Sylla, membre de l’Union des Photographes et Cameramen de Kindia

Même son de cloche de N’famoussa Sylla, membre de l’Union des Photographes et Cameramen de Kindia qui demande à l’Etat de les assister en cette période de COVID 19. « Actuellement, nous avons de sérieuses difficultés. Quand on vient au labo de photos, on s’assoit en rang à la devanture. Et ça dure longtemps, après tu vois un seul client qui arrive. Cela aussi, juste pour la photo de la carte d’identité nationale. C’est pour cela que nous nous sommes organisés ici. Si par exemple quelqu’un tire une photo aujourd’hui, il fera trois jours sans prendre une photo pour un client. Je le jure. Et le prix d’une photo c’est à 10 000 GNF. Donc, c’est 10 000 GNF que chacun gagne pour acheter de l’eau glacée et rentrer chez soi », a laissé entendre Sylla N’famoussa.

Alhassane Sylla, gérant du labo Photo sis au quartier Yéwolé

Pour sa part, Alhassane Sylla, gérant du labo Photo sis au quartier Yéwolé, dit avoir enregistré une baisse de son revenu habituel. « II y a un grand changement au niveau du service. Avant, on lavait 500 à 1000 Photos pour nos clients. Mais, depuis l’arrivée du coronavirus dans notre pays, tout est au ralenti. Actuellement, on ne reçoit même pas 200 photos à laver. On vient chaque jour sortir les kits de lavage de mains et on se regarde avec les photographes devant le studio de lavage. Avec cela, nous avons des frais de location, de courant et autres à payer. C’est une situation qui joue sur notre économie. On se demande comment faire », a martelé monsieur Sylla.

Fode Laye Camara, Dj domicilié à Friguiagbé

Les animateurs, connus sous le nom de DJ (Disc Jockey) sont aussi impactés par cette pandémie. C’est le cas de Fodé Laye Camara, un DJ domicilié à Friguiagbé, qui parle des difficultés rencontrées par lui et ses amis. « Nous animateurs (DJ), nous avons de sérieuses difficultés… Si les gens ne se regroupent pas on ne peut pas gagner quelque chose. Il n’y a pas de danses ou de soirées. Nous demandons aux autorités de nous accorder une subvention en cette période de COVID 19 car nous avons une importance capitale dans la vie de la société. Sinon, on risque de mourir de faim », a-t-il lancé.

De Kindia, Amadou Baïlo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

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