Avec l’avènement de la saison pluvieuse, le calvaire reprend pour les usagers de la route secondaire reliant Cosa à Matoto en passant par la cité CBK. Comme chaque année, ils ont beaucoup de mal à circuler en cette période, en raison de la forte dégradation de cette route. Après la tombée des premières pluies, des mares se sont formées à plusieurs endroits de ce tronçon, qui risque aujourd’hui d’être complètement coupé, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Une situation qui préoccupe profondément Nathalie Traoré, une habitante de la zone qui vend au bord de cette route. « C’est une grande souffrance que nous subissons ici avec l’état actuel de cette route. Depuis que moi je suis venue, ici il y a deux ans, c’est la même chose. Cette route n’est praticable qu’en saison sèche. Dès qu’il y a une petite pluie, tout est inondé. L’eau pénètre dans nos maisons et c’est comme si c’était un fleuve qui traverse ici. Nous avons toujours lancé des appels à l’endroit des autorités, leur demandant de faire face à cette partie de la route. Mais, toujours rien n’est fait. L’année passée par exemple, pendant toute la saison des pluies, personne ne pouvait circuler ici. Pourtant, c’est une route très importante. En temps normal, de nombreuses personnes notamment des cadres de l’administration pratiquent ce tronçon », a-t-elle souligné.

Cette année également, la même chose risque de se répéter. Déjà, plusieurs taxis ont arrêté de circuler sur cette route. « Vous pouvez bien voir, presque tous les taxis ont boudé cette route. C’est seulement quelques-uns que vous pouvez voir passer par jour. Les camions aussi empruntent ce chemin pour le moment. Mais, quand les grandes pluies commenceront à tomber, plus personne ne viendra ici. Même si les gens veulent passer par là, l’eau ne va pas le leur permettre. Nous autres qui vendons ici, cela joue énormément sur notre petit commerce, parce que nous ne vendons que quand il y a la circulation. Si tout est bloqué, là ça devient très compliqué. Pendant toute la saison des pluies, on est obligé de rester sans vendre. Et on fait face de façon permanente à des risques d’inondations » ajoute Nathalie Traoré.

Face au mauvais état de cette route, plusieurs de la localité se sont mobilisés pour réparer avec les moyens du bord certaines parties critiques de ce tronçon en vue de faciliter la circulation. Mais, toutes ces actions n’ont pas permis d’avoir le résultat escompté, souligne l’un des initiateurs de ces travaux, Aboubacar Soumah. « Depuis des années, nous avons mobilisé les jeunes pour intervenir en faveur de cette route. Nous avons mis des blocs de pierres et du sable. Malheureusement, nous n’avons pas pu maîtriser l’eau qui arrive à ce niveau. Il y a un gros tuyau d’où coule une grande qualité d’eau qui se déverse sur la route, parce qu’il n’y a pas de canal d’évacuation. Donc, tout ce que nous fait n’a pas porté fruit, car la route s’est plutôt dégradée davantage. Finalement, nous avons compris qu’il faut des ingénieurs qualifiés pour faire des études de terrain avant de commencer qui que ce soit sur cette route. Pour cela, l’Etat doit vraiment intervenir en recrutant de grandes entreprises pour faire des travaux sérieux sur cette route », a-t-il dit.

Pour l’instant, aucun projet n’a été annoncé par le ministère des Travaux Publics en faveur de cette route. Tout porte donc à croire que les citoyens de cette zone devront garder encore leur mal en patience.

Alsény KABA pour Guineematin.com

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