Le 1er juin de chaque année est retenu comme journée internationale de l’enfant, alors que tout le mois de juin est consacré comme celui de la petite enfance. Dans la capitale guinéenne, de nombreux enfants non scolarisés passent le clair de leur temps dans les décharges pour ramasser de la ferraille ou des objets en plastique. Une activité qui leur permet de satisfaire leurs besoins. Tel est le constat fait par un reporter de Guineematin.com dans la journée d’hier, lundi 1er juin 2020.

Tous les enfants ont le droit à l’éducation et à un bon encadrement. Selon nos informations, la République de la Guinée a été le 14ème pays au monde à ratifier la convention relative aux droits de l’enfant, le 10 avril 1990. Depuis 1992, la Guinée a consacré le mois de juin de chaque année aux enfants. Une occasion pour les acteurs des organisations nationales et internationales de réfléchir sur les questions relatives à l’éducation des enfants dans le pays.
Aujourd’hui, de nombreux enfants restent non scolarisés, réduits à exercer des petits métiers, à ramasser divers objets dans les dépotoirs ou à faire la manche.

Rencontré à la décharge de Nongo, dans la commune de Ratoma, en train de trier de la ferraille, Mohamed Camara, âgé de 11 ans, offre une image pitoyable. « Je viens ici avec mes amis pour ramasser des morceaux de fer qu’on envoi faire peser. Parfois, je gagne 5 mille francs guinéens, parfois 10 mille francs. Parfois aussi, je peux gagner jusqu’à 20 mille GNF. On ne vient pas tous les jours. Quand on envoi les ordures, on vient regarder si des morceaux de fer sont dedans. Ensuite, on les prend pour envoyer revendre. L’argent qu’on gagne, on le remet à nos parents pour qu’ils nous achètent des chaussures et des vêtements », a-t-il fait savoir.

Lansana Camara, trouvé au niveau de la décharge de Yattaya, dans commune de Ratoma, est âgé de 16 ans. Avec son ami, ils ramassent des morceaux de fer, des bidons d’eau de Coyah vides, des sachets d’eau et plusieurs autres objets en plastique qu’ils mettent dans des sacs pour les revendre. « Mon ami et moi, nous nous débrouillons ici. Quand les tricycles et les automobiles envoient les ordures, on vient chercher des morceaux de fer, des caoutchoucs tels que des bouteilles d’eau de Coyah vides, des sachets d’eau et d’autres bidons vides. Après avoir ramassé, on fait le tri. Vous voyez les sacs ? On les met dans les sacs, on les envois là-bas pour faire peser. Il y a deux balances à la décharge ici. Par jour, on peut avoir 20 mille, 30 mille, 50 ou 70 jusqu’à 100 mille GNF. Un sac de sachets peut coûter 3 à 5000 francs guinéens ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 622919225

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