Les enseignants n’évoluant que dans le secteur privé ont décidé de rompre avec le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), version Aboubacar pour mettre en place une nouvelle organisation syndicale qu’ils ont appelée « Union des Enseignants du Privé de Labé », rapporte un correspondant de Guineematin.com, en Moyenne Guinée.

La mise en place de cette nouvelle structure syndicale de l’Education serait parti du constat selon lequel que toutes les grèves des enseignants organisées en Guinée n’ont apporté absolument rien à ceux qui n’évoluent qu’avec les écoles privées.

« Nous défendons les droits des enseignants du privé, parce que le constat révèle qu’à chaque manifestation ou chaque grève ici, nous les enseignants du privé nous sommes les perdants. Nous perdons des heures dans les écoles. Les fondateurs refusent de nous payer parce qu’ils estiment que nous n’avons pas travaillé. Et en réalité, s’il y a augmentation, ce sont les fonctionnaires et les contractuels des écoles publiques qui en bénéficient. En tout cas, ceux qui travaillent avec l’Etat. Nous qui n’avons aucun lien avec l’Etat, nous ne gagnons absolument rien. S’il y a donc grève, nous subissons les conséquences négatives de l’initiative, et derrière s’il y gain de cause, ce sont eux qui gagnent. et s’ils gagnent leur intérêt ils ne pensent plus autres, parce que nous n’avons jamais vu le SLECG ou une autre structure syndicale prendre une somme d’argent et dire par exemple qu’à Labé nous donnons pas aux enseignants du privé, à Kindia, à N’Zérékoré ou bien à Conakry » a expliqué le chargé de l’organisation de l’« Union des Enseignants du Privé de Labé », Mamadou Saïfoulaye Diallo, chargé de cours d’Histoire, au cours d’un entretien exclusif qu’il a accordé à Guineematin.com dans l’après-midi de ce mardi, 2 juin 2020.

Pour mettre fin à ce qu’ils qualifient de situation d’injustice, les enseignants du privé de Labé ont décidé alors de prendre leur destin en main en rejoignant un mouvement né, dit-on, à Conakry à cet effet.

« Ce syndicat concerne uniquement les enseignants du privé. C’est-à-dire les enseignants qui n’ont pas un pied dans le public et un autre dans le privé. Notre nouvelle organisation est au niveau national. Nous constituons ici la représentation de la structure nationale » précise le président de l’antenne locale du nouveaux syndicat, Nyankoye Alexis Loua, chargé de cours de Mathématiques, Physique et Chimie.

Tout porte à croire que ce nouveau syndicat est né pour répondre aux enseignants contractuels de l’Etat donnant cumulativement des cours dans le privé et qui n’ont pas pensé à leurs collègues qui n’ont aucun lien avec l’Etat lors du partage des dons offerts à la corporation dans le cadre de l’assistance sociale en cette période de la pandémie du Coronavirus (Covid-19).

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Té: (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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