Maître Abdourahmane Diallo, père de la première victime des manifestations contre la modification de la constitution et le projet de 3ème mandat pour le président Alpha Condé, feu Alhassane Diallo, tombée, le 13 janvier 2020, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé, est monté au créneau ce mardi, 2 juin 2020, sur les antennes de la radio Espace Foutah pour dénoncer « le silence coupable » du FNDC, rapporte un correspondant de Guineematin.com, en Moyenne Guinée.

 

Ce père de famille qui a perdu son premier fils dans des circonstances tragiques a expliqué, ce mardi, 2 juin 2020, à nos confrères de la radio Espace Foutah que la mère de son garçon, Alhassane Diallo, tué par balle, le 13 janvier 2020, devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé, lors des manifestations du FNDC est dépressive depuis cette date de l’assassinat de son enfant.

« Depuis de drame sa mère et moi sommes-là sans occupation et sans soutien. Sa mère est si éprouvée qu’elle en est devenu dépressive et mentalement atteinte. Il m’était d’un grand secours dans la dépense quotidienne. Il n’était pas marié mais on était sur les démarches. Depuis son décès, je n’ai eu aucune nouvelle du FNC. Ils sont tous silencieux » regrette-t-il.

Se tournant vers le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah à la recherche d’assistance, Maitre Abdourahmane Diallo a été surpris d’apprendre que l’assassinat de son fils, qui a été la première victime de cette répression sanglante des manifestations du FNDC à Labé, n’a pas été reconnu par l’Etat guinéen.

« Les autorités ne reconnaissent que trois victimes et il y a eu une sorte de prise en charge. Mais, comme moi je n’ai rencontré personne et personne n’est venu me voir, il est clair que je ne suis pas de ce groupe. Et pourtant, mon fils est le premier à tomber dans les manifestations du 13 janvier » révèle-t-il sur les antennes de la radio Espace Foutah.

Face à ce qu’il qualifie de partialité de l’Etat, maître Abdourahmane Diallo, déclare que son seul recours aujourd’hui pour demander une aide substantiel en vue de subvenir aux besoins de sa famille est le FNDC à l’appel duquel son fils a trouvé la mort.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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