Boudé au début de la pandémie du coronavirus en Guinée, l’hôpital préfectoral de Coyah commence à regagner la confiance des citoyens. Le taux de fréquentation du centre hospitalier est en train de repartir à la hausse depuis quelques semaines, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters qui s’est rendu sur place ce vendredi, 5 juin 2020.

Comme la plupart des structures sanitaires du pays, l’hôpital préfectoral de Coyah a été durement impacté par la pandémie du coronavirus. Juste après l’apparition de la maladie en Guinée, le centre hospitalier a été boudé par les citoyens. Même étant malades, beaucoup d’habitants de la préfecture refusaient de se rendre à l’hôpital par peur d’être déclarés positif au Covid-19. Mais près de trois mois après la déclaration de la maladie dans le pays, la situation commence à changer. Selon son directeur général, cet hôpital reçoit aujourd’hui de plus en plus de patients.

Dr David Azoko, directeur général de l’hôpital préfectoral de Coyah

« Dès la déclaration de cette pandémie du coronavirus, on a constaté au niveau de la population une certaine méfiance et notre structure a été délaissée. Mais, c’était pendant un moment. Avant le début de la maladie, nous consultions en moyenne 72 patients par jour. Mais il fut un moment où on ne recevait que 3 à 4 malades pour toute la structure. Mais aujourd’hui, je puis vous rassurer qu’il y a eu un regain de confiance. Les populations ont compris que l’hôpital de Coyah n’est pas un site de prise en charge des cas de Covid-19. Donc les patients ont repris la fréquentation et aujourd’hui on peut aller jusqu’à 50 malades consultés par jour. Cela veut dire qu’on n’a pas encore atteint la performance qu’on avait mais on commence à grimper petit à petit », a indiqué Dr David Azoko.

Il ajoute que cette situation résulte de la sensibilisation qui a été menée sur le terrain et qui a permis de rassurer les citoyens. Dr David Azoko précise d’ailleurs que ce ne sont pas tous les services de l’hôpital qui ont connu la chute de leur taux de fréquentation. Selon lui, la maternité et d’autres services ont pu résister à la psychose créée par le coronavirus au sein de la population. « La maternité est un service toujours fréquenté à l’hôpital de Coyah. Même s’il y a une pandémie, il y aura toujours des grossesses et ces femmes ne se négligent pas. Elles viennent toujours pour faire leurs consultations prénatales l’accouchement et autres.

Donc au niveau de la maternité, on n’a pas assez de problèmes parce que le pourcentage est aux alentours de 100%. En pédiatrie aussi, nous sommes à 90%. Au niveau des urgences, il n’y a pas le choix. Dès qu’il y a un accident, on ne peut pas envoyer ça ailleurs, il faut donc envoyer ces cas à l’hôpital pour sauver la victime. C’est en médecine générale où il y a assez de réticences avec les préjugés des gens, mais ça reprend peu à peu », a laissé entendre le directeur général de l’hôpital préfectoral de Coyah.

A noter qu’aucun cas de coronavirus n’a été signalé jusque-là dans ce plus grand centre hospitalier de la préfecture de Coyah.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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