Aussi incroyable que cela puisse paraître, la constitution du 22 mars dernier (contestée et combattue par les partis de l’opposition et une bonne partie de la société civile) a été modifiée par on ne sait qui avant d’être promulguée par le président Alpha Condé. Suite à une saisine des députés du pouvoir, la Cour Constitutionnelle a « validé » cette constitution non adoptée par référendum…

Or, même le référendum du 22 mars 2020 est considéré comme un parjure du chef de l’Etat qui avait juré de défendre et protéger la Constitution de 2010. C’est pourquoi, le leader de l’opposition guinéenne estime que le président de la République est aujourd’hui coupable à la fois de parjure et de haute trahison.

« Soumettre un texte contraire à la Constitution et annoncer à cor et à cri son adoption par 91% du peuple, alors qu’il n’en est rien est un parjure et une haute trahison dont s’est rendu coupable le Président de la République », écrit le président de l’UFDG sur sa page Facebook.

« Promulguer, comme il l’a fait, un autre texte que personne n’a vu auparavant comme Constitution de la République est une insulte à notre conscience collective. La Cour constitutionnelle, en validant cette forfaiture, porte le coup de grâce à l’Etat de droit et à la démocratie dans notre pays », a ajouté Cellou Dalein Diallo.

A rappeler que le président de l’UFDG et ses pairs de l’opposition, réunis au sein du Front National pour la Défense de la Constitution, n’entendent pas baisser les bras face à ce qui pourrait signer un arrêt de mort de la démocratie en République de Guinée. Lors d’une conférence de presse animée hier, samedi 13 juin 2020, Ibrahima Diallo, le directeur des opérations du FNDC, a indiqué que le nouveau calendrier des manifestations de rue sera connu dès demain, lundi. Depuis l’élection du président Alpha Condé, en 2010, c’est toujours suite à des manifestations de rue que le pouvoir tend une oreille attentive aux revendications de l’opposition et de la société civile. Même pour rétablir l’électricité dans un quartier ou arrêter un violeur, les Guinéens n’ont jusque-là pu se faire entendre que par la rue…

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél. : 622680041

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