Mauvais état des routes en Guinée : la ville de Mandiana coupée de la plupart des sous-préfectures

Décidément, la préfecture de Mandiana, un des réservoirs électoraux du président Alpha Condé, fait bien partie des localités oubliées par sa gouvernance. Un second pont qui relie la ville à certaines communes rurales s’est effondré, créant une longue file indienne ce lundi, 15 juin 2020, dans le district Franceila, relevant de la sous préfecture de Faralakô, à sept kilomètres de Mandiana, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un véritable coup dur pour les transporteurs de la préfecture de Mandiana. Les deux principales routes qui quittent la commune urbaine pour rejoindre la plupart des sous-préfectures sont aujourd’hui coupées. D’abord, ça a commencé la semaine dernière, dans le district de Loïla, avec l’effondrement du pont qui relie les sous-préfectures de Koundian, Kiniéran, Dialakoro à la commune urbaine.

Le deuxième cas a eu lieu Franceila, sur la route qui relie les sous-préfectures de Faralakô, Mörödou, Koundjanakörö et Balandouba à la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Mandiana. Sur les lieux, il s’est formé une file indienne ce lundi 15 juin 2020, obligeant les usagers de la route à mettre la main dans la poche pour se tirer d’affaires.

Selon les informations au correspondant local de Guineematin.com, c’est une dalle qui a cédé sous le poids des engins roulants depuis trois jours. Pas moins de 20 véhicules sont bloqués sur les lieux. Les chauffeurs ont du mal à faire passer trois véhicules par jour. Pour y arriver, ils ont transporté les cailloux afin de se frayer un chemin.

Aboubacar Doumbouya, un des chauffeurs, dit que cette solution a créé des oppositions entre eux. « Pour temporairement gérer la situation, les chauffeurs se sont concertés et chacun a donné 30.000 GNF afin de transporter les cailloux pour faire une déviation. Cela a suscité des querelles entre nous, parce qu’il y a eu des chauffeurs qui ont refusé de payer et voulaient passer en premier ».

Selon le président du district Franceila, Souleymane Diakité, chaque année le trafic routier sur cette route qui relie pas moins de cinq sous-préfectures de Mandiana est coupé. « Nous avons beaucoup investi sur cette route, mais c’est tout dernièrement qu’une société de la place a financé la construction d’un pont à une valeur de 100 millions. La construction de ce pont a pris fin, on attend le délai de 21 jours donné par l’entrepreneur pour commencer le trafic », a-t-il laissé entendre.

Depuis l’effondrement du premier pont de Koundian, le tronçon Faralakô, Mörödou, Koundjanakörö et Balandouba est plus utilisé de nos jours par les transporteurs pour se rendre dans les autres sous-préfectures. En attendant une action des autorités en charge des infrastructures routières, les usagers des deux routes de la préfecture de Mandiana sont livrés à leur triste sort.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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