Présidentielle d’octobre 2020 : « si elle ne se tient pas à date, chacun tirera les conséquences »

Dr. Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG

La tenue de la présidentielle d’octobre prochain commence à polariser les attentions en Guinée à un moment où la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) s’est claquemurée dans un silence assourdissant. Pour Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président de l’UFDG, la tenue de ce scrutin sera conditionnée par la dissolution de « l’illégitime assemblée nationale » et l’installation des chefs de quartiers et de districts élus il y a plus de deux ans. Il l’a dit dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce lundi, 15 juin 2020.

Même s’il n’est pas rassuré quant au respect du calendrier électoral, Dr Fodé Oussou Fofana exige la tenue d’un scrutin transparent et crédible à bonne date. Pour y arriver, le vice-président de l’UFDG pose des préalables. « Nous savons que les choses n’ont pas bien démarré. Mais avant toute élection, nous exigeons qu’il y ait un fichier propre et consensuel. Que les chefs des quartiers et des présidents de districts soient installés. Et puis, il n’y a pas de gêne à dissoudre une Assemblée nationale qui n’est pas légitime. Les maliens l’ont demandé à leur président qui est tout à fait d’accord. En Guinée, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas organiser les élections en couplant la présidentielle et les législatives. Tout ça est possible si on veut sortir de cette crise. En plus, si on veut relancer un dialogue, ce n’est pas à la télévision nationale. La constitution du 07 mai 2010, que nous nous reconnaissons, voudrait que le Premier ministre soit le patron du dialogue social en Guinée. Alpha l’a dit à la télévision nationale ; mais, est-ce qu’il veut dialoguer avec ses députés qui sont à l’Assemblée nationale, et quels sont les acteurs qu’il invite à ce dialogue ? Je n’en sais rien. En attendant, nous on n’est pas concerné », a-t-il indiqué.

D’ailleurs, Dr Fodé Oussou soutient que le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dont l’UFDG est membre est l’entité indiquée pour parler de dialogue. « On ne peut pas être dans une entité et se soustraire de celle-ci. Si un problème est posé, les partis politiques qui sont dans le FNDC, la société civile, le syndicat et tous les acteurs du FNDC se retrouveront pour donner la réponse appropriée. Ce n’est plus un débat ou une question de l’UFDG ou de l’UFR. Le problème doit être posé au niveau du FNDC et les conditions doivent être réglées pour que l’élection soit une élection transparente, crédible et acceptée de tous. A notre niveau, nous exigeons que le calendrier électoral soit respecté et que les élections se tiennent au mois d’octobre.

Pour ce qui de la tenue de la tenue de la présidentielle, Fodé Oussou et en garde. « La question reste à savoir que font ceux qui doivent organiser les élections, notamment la CENI et le pouvoir. Nous sommes déjà à moins quatre mois de l’échéance et jusqu’à présent aucun problème n’est résolu dans ce sens. Pourtant, il est de la responsabilité du gouvernement de dire comment cela doit être fait. S’il voulait organiser ces élections à date, on serait déjà dans la fièvre. On aurait su la date, quel est le fichier électoral et même quels sont les candidats. Mais actuellement, on ne sait même pas avec quelle constitution on est géré. En tout cas, si ces élections ne sont pas organisées à date, chacun tirera les conséquences », prévient-il.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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