Agnès Richard Haba, étudiante diplômée sans emploi, habitante du quartier Cimenterie

L’Assemblée nationale a approuvé la prorogation de l’état d’urgence sanitaire qui va s’étendre jusqu’au 15 juillet prochain. Le président Alpha Condé a également procédé à un allègement de certaines restrictions, comme le couvre-feu et la reprise des cours pour les classes d’examens et les universités. Des citoyens des quartiers Cimenterie et Kagbélen, dans la préfecture de Dubréka, interrogés à ce sujet hier, mardi 16 juin 2020, apprécient diversement la mesure.

Le couvre-feu passe désormais de 23 h à 4 h pour le Grand Conakry (Conakry-Coyah-Dubréka). Quant aux candidats aux examens nationaux et aux étudiants, ils vont reprendre le chemin des classes le 29 juin prochain. Les mosquées et églises sont également rouvertes dans les localités qui n’ont pas enregistré de cas de Covid-19 ces 30 derniers jours.

Des citoyens de Cimenterie et de Kagbélen ont exprimé leur position sur ces mesures prises par le président Alpha Condé en vue de freiner la propagation du coronavirus en Guinée.

Agnès Richard Haba, diplômée sans emploi, habitante du quartier Cimenterie : « pour moi, proroger encore cet état d’urgence sanitaire n’aura aucun impact positif dans la lutte contre ce virus qui ne fait qu’augmenter. Je le dis parce que nous sommes à la troisième étape de cet état d’urgence sanitaire qui pour moi n’est pas une solution adéquate pour combattre ce coronavirus dans le pays. Seulement, je pense que le personnel soignant doit faire correctement son travail, dans les règles de l’art médical et que les autorités sanitaires doivent dire le vrai nombre de cas positifs et de décès aux populations. Et à mon avis, je pense que toutes ces mesures restrictives doivent disparaître afin que le train de la vie redevienne comme avant, pour que les pauvres populations guinéennes vaquent normalement à leurs affaires quotidiennes et que les prix de transport en commun retrouvent leurs coûts normaux. Seulement, le gouvernement doit mettre des dispositions sécuritaires partout dans le but d’obliger les populations guinéennes de respecter les gestes barrières dans les écoles et comme dans les lieux publics… ».

Mamadou Loughmane Sow

Mamadou Loughmane Sow, employé dans une banque : « l’allègement de cet état d’urgence me réconforte à plus d’un point. Surtout ce qui m’enchante, c’est au niveau de la réouverture des écoles prévue pour le lundi, 29 juin 2020, concernant les classes d’examens et les universités. Vraiment, je salue cette mesure prise par le chef de l’Etat parce que cela va donner un espoir à nos candidats et universitaires de terminer cette année scolaire. Concernant le cas du couvre-feu qui va de 23h à 4h du matin, je ne vois pas quand même son importance dans cette lutte. Il faudrait que l’Etat sursoie à cette mesure. Je demande à l’Etat de permettre que les lieux de culte puissent être rouverts à Conakry comme il l’a fait pour certaines villes de l’intérieur du pays. Mais malgré tout, je reste convaincu que l’allègement de cet état d’urgence sanitaire nous dirige vers le déconfinement total… ».

Sékou Sylla, maître chaudronnier à Kagbélen

Sékou Sylla, maître chaudronnier à Kagbélen : « le président Alpha Condé doit comprendre que quelque soit l’allègement de cet état d’urgence sanitaire, le peuple de Guinée veut désormais reprendre normalement ses activités. Les citoyens ne seront plus prêts maintenant à respecter pour la troisième fois les mesures restrictives qui sont entrain de les appauvrir sur tous les plans. Il faut que le gouvernement laisse ces mesures restrictives parce que cela va provoquer des révoltes à travers le pays ».

Propos recueillis par Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel : 661 74 99 64 / 629 88 57 75

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