Des éleveurs de Tougué qui ont porté plaintes contre les prévenus Alhassane Diallo et Ibrahima Baldé actuellement en détention préventive à la Maison Centrale de Labé s’interrogent aujourd’hui sur les raisons du retard accusé dans la programmation du procès contre ces présumés voleurs de bétails interpellés et placés sous mandat dépôt par le Juge de Paix de Tougué, Souleymane Kouyaté, depuis pratiquement 2 mois, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Il y a deux mois, des citoyens du district de Douroun Mangol, relevant de la commune rurale de Kollet, dans la préfecture de Tougué ont retrouvé 8 têtes de bœufs au bord d’une rivière traversée par un pont, sur la route de Kalinko, collectivité de la préfecture de Dinguiraye.

Cette découverte a permis de démantelé un vaste réseau de voleurs de bétail opérant entre la préfecture de Tougué et celle de Dinguiraye. Ce qui a conduit à l’interpellation de deux suspects inculpés et placés en détention préventive par le Juge de Paix de Tougué, Souleymane Kouyaté à la Maison Centrale de Labé.

Les prétendus victimes qui avaient déposé des plaintes régulières à la Justice de Paix de Tougué avaient reçu, dit-on, la promesse selon laquelle le dossier allait être enrôlé et jugé immédiatement après le mois de ramadan 2020 dernier. Sauf que, un mois après la fête de l’Aïd-El-Fitr, les plaignants disent n’avoir aucune information officielle sur l’évolution de l’affaire avec le juge de paix de Tougué, Souleymane Kouyaté.

Modi Mamadou Diouldé Baldé, muezzin et victime de vol

« Nous n’avons aucune information à part celle de dire que nous avons déposé nos plaintes à la Justice de Paix de Tougué. Nous avons attendu près d’un mois sans suite. Finalement, nous nous sommes organisés pour mettre la main sur les suspects que nous avons mis à la disposition de la Justice où on nous a demandé d’être patient que le juge de paix allait programmer le jugement immédiatement après le mois de ramadan 2020. Après la fête, nous sommes restés encore à attendre. Entre-temps, le juge de paix a voyagé sur Conakry. Depuis lors, nous n’avons aucune information sur l’évolution du dossier. On nous rassure seulement que les deux prévenus Alhassane Bhoundou Koura Diallo et Ibrahima Baldé sont détenus à la maison centrale de Labé », regrette Modi Mamadou Diouldé Baldé, un muezzin qui déclare avoir perdu 40 têtes de bœufs soustraits de son parc par des inconnus. Un animal parmi les 8 têtes de bœufs retrouvés à Douroun Mangol, dans la commune rurale de Kollet appartiendrait à ce notable de Kouratongo.

Pour Ibrahima Cissé Baldé, membre du conseil communal de Kouratongo, il était de son devoir d’aider à ce que les présumés voleurs arrêtés soient mis à la disposition de la Justice.

Ibrahima Cissé Baldé, membre du conseil communal de Kouratongo

« Le juge de paix nous avait promis que le procès allait avoir lieu et que les complices qui ne sont pas encore dans la nature allaient être arrêtés. Nous sommes intriguer de constater que depuis pratiquement que cette affaire a éclaté il y a 2 mois, nous ne sentons aucune évolution notable du dossier » insiste-t-il.

Les deux interlocuteurs contactés dans la matinée de lundi, 22 juin 2020, ont rassuré à Guineematin.com que les victimes qui ont porté plainte dans cette affaire contre les sieurs Alhassane Bhoundou Koura Diallo et Ibrahima Baldé sont déterminés à poursuivre le dossier jusqu’à la Cour Suprême.

« Personne ne peut étouffer ce dossier. S’il le faut, nous irons jusqu’à la Cour Suprême. Nous n’écoutons que la Justice. C’est ce que nous pouvons faire et nous le faisons. Ceux qui pensent qu’ils peuvent étouffer cette affaire se trompent. Nous nous sommes déterminés à nous battre légalement jusqu’au bout » a conclu le conseiller communal de Kouratongo, Ibrahima Cissé Baldé.

Une source proche du dossier contacté dans la commune urbaine de Tougué a confié à Guineematin.com avoir appris que cette affaire de vol de bétail sera enrôlée par la Justice de Paix, immédiatement après le dossier de la coupe abusive des 500 madriers à Bhoundou Bori, dans la commune rurale de Kouratongo.

Il convient alors de préciser que les principaux accusés dans cette affaire de destruction de la forêt classée, Mamadou Malal Baldé, directeur préfectoral de l’Environnement de Tougué et le vice-maire de Kouratongo, Habibou Baldé sont parties civiles dans le dossier de vol de bétail… Pourtant, c’est l’affaire du vol de bétail qui a été la première à être portée devant le juge de paix de Tougué.

Depuis Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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