Maître Salifou Béavogui

De nombreux militants du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont détenus dans les prisons de la Guinée. Dans le cadre du combat engagé pou assurer leur défense, un des avocats du FNDC, maître Salifou Béavogui, est en tournée à l’intérieur du pays. Les détenus de Kankan mis aux arrêts au lendemain du meurtrier double scrutin du 22 mars 200, ne se portent pas bien et souffrirait de gale. C’est maître Béa qui l’a annoncé hier, lundi 22 mars 2020, au micro du correspondant de Guineematin.com basé à N’zérékoré.

Ils sont au total 43 citoyens de N’zérékoré, mis aux arrêts et transférés à Kankan au lendemain des violences meurtrières des 22 et 23 mars dernier. Leur dossier évolue lentement et les juges d’instruction continuent leur travail. C’est ce qu’a dit maitre Salifou Béavogui, un des avocats du FNDC. « Je suis à N’Zérékoré dans le cadre du dossier sur les évènements survenus ici les 22 et 23 mars. C’est pratiquement à la suite de ces événements que plusieurs personnes ont été interpellées et placées en détention provisoire à N’Zérékoré et puis à Kankan pour des faits multiples, allant du meurtre aux coups et blessures volontaires. J’ai toujours clamé leur innocence. Le mois passé, j’étais à Kankan ou le pool des juges s’était rendu pour les interroger. Par la suite, le pool des juges s’est retourné à N’Zérékoré pour continuer à travailler dans les dossiers. Donc, je suis à N’Zérékoré pour prendre connaissance du dossier de la procédure. Évidemment, j’avais déjà un représentant qui suit les dossiers avec beaucoup de satisfaction », a-t-il indiqué.

Poursuivant, Me. Salifou Béavogui révèle que ses clients détenus à Kankan sont tous malades. « Je suis venu prendre contact avec les juges et leur présenter une panoplie de demandes qui vont dans le sens de la défense de nos clients. Actuellement, ils portent tous des gales. Les conditions de détention sont très dures. Ils sont tous mal portants. Ils sont tous infectés et ils ont la fièvre typhoïde et d’autres maladies. Et prendre contact avec le procureur qui est le poursuivant et demander que la procédure soit accélérée pour que les responsabilités soient situées. Je souhaite que la cadence de la procédure soit… Si ça ne marche pas ici au tribunal de première instance, on va remonter à la Cour d’Appel de Kankan », a laissé entendre l’avocat.

Pour terminer, Me Béa invite les familles des détenus à faire confiance à la justice, à faire preuve de calme et de sérénité.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

Tél : 00224 620 16 68 16/666 89 08 77

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