Le contentieux relatif au licenciement de nombreux employés de Diamond Cement Guinée est visiblement loin de trouver son épilogue. Après l’échec de toutes les négociations, les travailleurs concernés ont saisi la justice pour réclamer leur rétablissement dans leurs droits, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Kindia.

Ni les manifestations organisées devant l’usine de Diamond Cement Guinée, située à Sougueta, dans la préfecture de Kindia, ni les négociations menées par les autorités locales et l’inspecteur régional du travail de Kindia n’ont permis de trouver une solution à ce problème. Au nombre de 150, les travailleurs concernés dénoncent les conditions de leur licenciement et exigent le respect le code de travail guinéen. Ils accusent l’inspecteur régional du travail, Mamadou Aliou Diallo, de s’associer à la société minière pour violer cette loi en leur défaveur.

C’est pourquoi, ils ont porté plainte à la justice contre Diamond Cement et tous ses sous-traitants. « Ça fait au moins trois mois que nous sommes dans cette lutte, nous avions rencontré le sous-préfet de Sougueta, le préfet de Kindia, l’inspecteur régional du travail, ça n’a pas abouti. C’est raison pour laquelle nous sommes passés par la justice qui est notre dernier recours. Nous demandons aux autorités judiciaires, de voir notre cas.

L’ensemble des travailleurs qui sont là, ce sont des pauvres gens. Il y a certains qui viennent de la Guinée forestière, d’autres de Boké, en un mot toutes les régions de notre pays. Cela fait trois mois que nous sommes sans situation, nos familles souffrent et beaucoup sont rentrés parce qu’ils n’ont pas de situation », a expliqué Abdoulaye Camara, le porte-parole du collectif des travailleurs licenciés de la société Diamond Cement Guinée.

Abdoulaye Camara, porte-parole du collectif des travailleurs licenciés de la société Diamond Cement

Ce vendredi, 26 juin 2020, plusieurs d’entre eux se sont rendus au tribunal de première instance de Kindia, où ils espéraient assister à l’ouverture du procès. Mais, tel n’a pas été le cas. « Selon le président du tribunal, le ministre récemment nommé doit être installé aujourd’hui à son poste. Et suite au confinement et l’interdiction des regroupements dans les lieux publics, les audiences sont suspendues pour le moment, c’est ce qui a fait que notre procès n’a pas eu lieu aujourd’hui », a déclaré Abdoulaye Camara.

En attendant la fixation d’une date pour l’ouverture du procès, les travailleurs licenciés comptent chercher un avocat pour les défendre.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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