Les enseignants du groupe scolaire Le Savoir, sis au quartier Sanoyah, dans la préfecture de Coyah, ont boycotté les cours dans la matinée de ce mardi, 30 juin 2020. Tous membres du Syndicat National des Enseignants du Privé de Guinée (SYNEPGUI), ces enseignants aussi bien des classes d’examen que des classes intermédiaires accusent l’école de non-paiement de trois mois d’arriérées et d’injures publiques de la part du directeur, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ils étaient une dizaine d’enseignement à occuper la devanture du groupe scolaire Le Savoir ce mardi pour protester contre l’indifférence de leurs encadreurs face à leur situation financière.

Gnouma Vincent Léno, Prof. chargé des cours de Chimie au groupe scolaire Le Savoir et porte parole des enseignants

Gnouma Vincent Léno, professeur chargé des cours de Chimie au groupe scolaire Le Savoir et porte parole des enseignants, a apporté des précisions. « Ce matin, nous sommes venus demander à l’école le payement de nos salaires du mois d’avril, mai et juin. Avant aujourd’hui, nous avions pris langue avec le directeur à qui nous avons rassuré qu’on ne viendrait pas le 29 juin sans qu’il ne nous paye. À notre fort étonnement, on apprend qu’il n’a pas remonté l’information à la fondation et il refuse qu’on rencontre le fondateur. Donc, nous sommes là ce matin, pas pour une manifestation violente, mais s’asseoir et regarder les élèves. Une façon de montrer aux enfants que nous ne sommes pas des démons comme nous a qualifié la direction mais plutôt ce sont leurs encadreurs qui ne veulent pas négocier avec nous. Le directeur nous a traités de loubards, d’incompétents et de tous les noms d’oiseau ce matin. Donc, on ne négociera plus avec le directeur, sauf avec le fondateur. Deuxièmement, il faut que le directeur général retire publiquement tous les mots sales proférés contre nous devant les élèves avant toute reprise », a indiqué monsieur Léno.

Lansana Keita, directeur général des groupes scolaires Le Savoir et Le Savoir Plus à Sanoyah

Interrogé à ce sujet, Lansana Keita, directeur général des groupes scolaires Le Savoir et Le Savoir Plus à Sanoyah, rejette tout en bloc. « D’abord, je m’inscris en faux par rapport à tout ce qu’ils ont dit. Je fus enseignant avant d’être à ce poste. Je ne peux nullement accepter de voir les enseignants souffrir par rapport à leur droit et que je puisse saboter ça. Hier lundi, j’ai appelé à la réunion au cours de laquelle ils m’ont exprimé leurs préoccupations, dont le payement des trois derniers mois. J’ai dit d’accord, je vais à mon tour informer mon chef hiérarchique qu’est le fondateur. À peine ce matin lorsque je sensibilisais les élèves au mât par rapport au respect des mesures barrières et au payement des mensualités d’ici le 10 juillet pour qu’on puisse payer leurs enseignants, du coup dès après ça, ils se sont regroupés pour sortir de la cour en scandant « trois mois ou rien ». Moi, je leur ai dit que s’ils ont confiance en moi de rejoindre les classes car ils seront payés après le recouvrement. Il y a 278 millions qui restent impayés par les parents d’élèves. Ce n’est pas dans la brutalité qu’on peut recouvrir ça. Et, quand je les appelle au téléphone, ils me répondent Ensemble nous vaincrons, les trois mois ou rien. Mais, est-ce que c’est ça la négociation ? »

Niankoye Koné, élève en Terminale Sciences Sociales et porte parole des élèves, a exprimé leurs préoccupations. « Nous en tant qu’élèves, nous n’avons pas de parti pris dans cette situation qui oppose la direction et le corps professoral de notre école. Nous sommes allés voir la direction. Le directeur nous a expliqués la requête des profs et nos professeurs aussi nous ont dit que même si tout n’est pas payé, mais ils ont besoin de négocier pour les soulager même avec un mois. Mais, on continue à se battre pour rapprocher les deux partis dans l’intérêt de tous les élèves ».

Dossier à suivre !

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tél : 626-66-29-27

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