La deuxième phase du plan gouvernemental de riposte économique au Covid-19 démarre ce mercredi, 1er juillet 2020. Ce plan inclut notamment la gratuité du transport public, auquel fait partie le train Conakry Express, le seul à assurer le transport de personnes dans la capitale guinéenne. Et c’est le moment choisi par les travailleurs de ce train pour exprimer leur préoccupation. Ils demandent à l’Etat de penser aussi à eux en augmentant leurs primes de transport. C’est Ibrahima Camara, le porte-parole des travailleurs de Conakry Express, qui a lancé cet appel au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.

Ibrahima Camara, travailleur et porte parole des employés de Conakry-Express

« Nous disons que c’est une bonne chose que le gouvernement ait pensé aux difficultés des citoyens, en reconduisant la gratuité dans le secteur des transports publics, notamment le train et les bus. Mais en ce qui concerne Conakry Express, nous devons dire que les travailleurs ont connu des difficultés sérieuses au cours de la première phase de cette gratuité… Le problème de transport notamment nous a beaucoup fatigués. Nous venons de part et d’autre de la ville de Conakry pour le lieu de travail, et vous savez combien de fois le transport est coûteux pendant cette période de pandémie. On nous donne 15 000 francs par personne et par jour comme frais de transport, alors certains paient plus de 30 mille francs guinéens par jour. Donc, nous souffrons énormément de ça. Nous demandons au gouvernement de bien vouloir nous augmenter les primes de transport à partir de cette deuxième phase », a-t-il exhorté.

Selon interlocuteur, cette affaire de primes de transport est le problème le plus préoccupant auquel sont confrontés aujourd’hui les travailleurs de Conakry Express. Mais au-delà de ça, ils souhaitent l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail en général. « Récemment, un d’entre nous est tombé du haut du train. Il était en train de réparer le groupe de climatisation, il a glissé et il est tombé. Il a été fracturé à trois niveaux. Quand les chinois étaient là, on avait des éléments de protection, mais depuis qu’ils ont quitté, on n’en a plus. C’est vrai que la direction a pris en charge son ordonnance médicale. Mais, comment lui qui se débrouillait pour trouver de quoi manger pour sa famille va désormais faire ? Il n’a rien d’autre. C’est pourquoi, nous voulons que le gouvernement essaie aussi d’améliorer notre situation. Sinon c’est grave pour vous », a laissé entendre Ibrahima Camara.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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