Commissaire divisionnaire Zakaria Camara, Directeur Central de la sécurité routière

Si les engins roulants nous facilitent le transport, ils ne sont tout de même pas sans conséquences. En Guinée, plusieurs cas d’accidents sur la voie publique, occasionnant parfois des pertes en vies humaines, sont dus à ces engins roulants (motos et voitures). Selon le commissaire divisionnaire Zakaria Camara, directeur central de la sécurité routière, sa direction a enregistré 752 cas d’accidents de la circulation routière dont 74 personnes tuées, au courant des trois premiers mois de l’année 2020. Il l’a dit lors d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste de Guineematin.com ce mercredi, 1er juillet 2020.

« Les statiques d’avril à juin ne sont pas disponibles encore puisqu’il y a des commissariats de l’intérieur du pays qui trainent un peu. Mais, au courant des trois premiers mois de l’année 2020, la direction centrale de la sécurité routière a enregistré au niveau national, un nombre de 752 cas d’accidents de la circulation, dont 74 personnes tuées ; 259 blessés graves ; 261 blessés légers ; 171 véhicules ont été fortement endommagés ; 198 dégâts matériels légers ; soit 278 véhicules fortement endommagés et 298 véhicules légèrement endommagés. Egalement, il y a eu 500 motos qui sont impliquées dans ces cas d’accidents de la circulation. La plupart des accidents mortels sont causés par les motocyclistes », a indiqué le directeur central de la sécurité routière.

Commissaire divisionnaire Zakaria Camara, Directeur Central de la sécurité routière

Concernant les infractions qui sont à la base de ces 752 cas d’accidents sur la voie publiques, le commissaire divisionnaire Zakaria Camara a fait remarquer qu’il s’agit de « l’excès de vitesse ; ça, c’est au niveau des rases campagnes, et Conakry pendant les week-ends. Il y a aussi l’inobservation de la priorité des droites, il y a le non-respect de la distance de sécurité entre les véhicules en marche, il y a la circulation en sens inverse ; ça, c’est fréquent avec les motocyclistes. Il y a aussi des cas de déplacement défectueux, le téléphone au volant, l’engagement de direction sans précaution, le changement de direction sans précaution, le non-port de casques de protection par les motocyclistes », a-t-il cité.

Enfin, le patron de la sécurité routière a mis l’occasion à profit pour conseiller les usagers de la route à la prudence, en cette période d’hivernage. « J’invite les usagers de la route à la prudence ; à l’acceptation ; le pardon dans la circulation. Quand vous voyez un usager, un conducteur d’un véhicule qui a les difficultés de tourner ou qui veut s’insérer dans la circulation, prenez un petit temps d’arrêt momentané, vous lui laisser le passage. Et, c’est ce qui manque aux usagers de la route à Conakry ici, les gens ne se pardonnent pas, chacun est pressé… Il n’y a pas de discipline dans la circulation. Les motocyclistes, eux d’ailleurs, ils pensent qu’ils sont permis de tout, ce n’est pas facile de les immobiliser. Des fois, quand il y a une sortie du premier magistrat du pays, même les barrières que nous mettons, ils veulent essayer de les violer. Donc, j’invite les usagers de la route, notamment les motocyclistes, au respect des règles de circulation », a conclu le Commissaire Zakaria Camara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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