Une manifestation d’élèves a secoué la ville de Labé ce mercredi, 1er juillet 2020. Ces élèves sont descendus dans la rue pour réclamer la reprise des cours dans les écoles privées. Ils sont allés demander au préfet de s’impliquer pour trouver une solution permettant de mettre fin à la grève des enseignants des écoles privées, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

Trois jours après la réouverture officielle des classes pour les élèves en classe d’examen, les cours n’ont toujours pas repris dans la plupart des écoles privées de la ville Labé. En effet, les enseignants de ces écoles sont en grève à l’appel de leur syndicat, le SYNEPGUI, pour exiger le paiement de leurs salaires au compte des trois mois pendant lesquels les écoles sont restées fermées à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus. Préoccupés par cette situation, les élèves des écoles privées se sont réunis au sein d’un collectif pour se faire entendre.

En raison de l’état d’urgence sanitaire, ils ont décidé de constituer une équipe restreinte pour sortir se faire. Après avoir exprimé leur mécontentement dans la rue, les manifestants se sont rendus à la préfecture, où ils ont été reçus par le préfet. Ils ont demandé à Elhadj Safioulaye Bah de s’impliquer pour permettre le dénouement de la crise qui mine les écoles privées et la reprise rapide des cours dans ces établissements scolaires. « Monsieur le préfet, tout récemment, nous vous avions adressé un courrier vous faisant part de notre préoccupation. Mais à notre fort étonnement, nous n’avons reçu aucune réaction de votre part.

C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de rassembler une cinquantaine d’élèves pour venir réclamer notre droit. Nous n’étudions pas, vous-même vous le savez. Nos fondateurs et nos enseignants ne s’entendent pas, et nous pensons que cela doit s’arrêter dans un bref délai. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire d’exprimer notre cri de cœur. Nous sommes là pour ça. Vos enfants souffrent, vos enfants pleurent. Monsieur le préfet, aidez-nous, sinon la situation risque de prendre une autre tournure que nous ne voulons pas », a lancé Saïkou Oumar Dieng, le président du collectif des élèves de Labé.

En réponse, le préfet de Labé a expliqué que les autorités locales ne sont pas restées indifférentes face à la crise qui secoue le secteur de l’enseignement privé. Il a indiqué que des négociations sont en cours entre les fondateurs des écoles privées et leurs enseignants, sous l’égide des autorités, afin de trouver une solution au problème. « Vous nous avez écrit effectivement, mais nous avons pensé que l’affaire devrait être traitée entre les fondateurs, les enseignants et l’inspecteur régional du travail. Ils se sont réunis ici (à la préfecture) pendant deux à trois jours, et ils sont actuellement à la mairie en train de discuter.

Je crois qu’il y a un semblant de solution, et certainement les classes vont rouvrir dès demain. C’est un problème de salaire qui se pose entre eux, mais ils sont en train de trouver une solution. N’allez pas dans la rue et sachez que la commune urbaine est responsable de l’enseignement élémentaire et secondaire. Vous avez droit à l’éducation, vous avez droit à la formation, c’est une obligation du gouvernement que nous représentons ici. Donc, nous ne faillirons pas à nos responsabilités », a rassuré Elhadj Safioulaye Bah.

Des assurances qui ont permis de calmer les ardeurs des manifestants. Les élèves sont rentrés tranquillement chez avec l’espoir qu’un compromis sera rapidement trouvé entre les fondateurs des écoles privées et leurs enseignants afin qu’ils puissent reprendre les cours.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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