Les autorités communales et les cadres de la Direction Préfectorale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction viennent de découvrir avec une surprise désagréable des activités de coupe abusive de bois au bord de Pounthiounwol, une rivière qui traverse plusieurs quartiers de la ville et l’envahissement de sa zone inondable par des constructions anarchiques à Tata II, un quartier de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Suite à une plainte verbale d’un citoyen du quartier transmise par le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo au préfet Elhadj Safioulahi portant sur l’obstruction d’un canal d’évacuation des eaux pluviales au préjudice des habitations de la zone, une mission mixte composée des représentants du conseil communal de Labé et des cadres de la Direction Préfectorale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction dépêchée au quartier Tata II a fait des découvertes étranges sur le terrain.

« C’est une canalisation d’évacuation des eaux fluviales qui a été bouchée par une dame. L’eau s’est stagnée et elle a envahie les concessions environnantes. C’est une rue contournante qui est dans le lotissement. Quand nous sommes donc descendus vers la rivière, nous avons trouvé effectivement l’occupation anarchique du lit du cours d’eau par des nouvelles constructions, jusqu’à 1 mètre de la rivière. C’était vraiment alarmant. Vers le côté Nord, il y a aussi un autre bâtiment en construction dans la zone inondable. Nous avons trouvé aussi dans une autre parcelle contiguë à ce domaine-là des traces de charbon récemment brulé sur une grande superficie dans laquelle plusieurs arbres et des manguiers ont été abattus, qui constituaient une plantation », regrette le directeur préfectoral de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Construction de Labé, Noumouké Traoré.

Cette mission a proposé au maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo de constituer une commission mixte (composée des cadres de l’Environnement, des techniciens de l’Habitat, des responsables du quartier Tata II, certains notables de la localité et des membres du conseil communal) chargée de recenser et marquer toutes les concessions qui ont envahies cette zone inondables pour que les propriétaires enlèvent dès maintenant les édifices concernés, pour éviter les catastrophes prochaines.

« Les gens sont en construction actuellement, nous avons trouvé aussi certains qui ont fait des soubassements qui ont duré, d’autres ont occupé par des clôtures. Cette commission a verbalement été créée, lundi, 29 juin 2020, par monsieur le maire. Le quartier nous a demandé de lui donner 2 jours, pour qu’il puisse recenser et avertir tout le monde, en vue que tous ceux qui sont concernés par la mission puissent être sur le terrain le jour indiqué. Le maire aussi a instruit le chef du quartier de dire à celle qui a obstrué le canal d’évacuation des eaux de l’ouvrir dans les 48 heures », a ajouté l’ingénieur Noumouké Traoré.

Récemment, le maire de la commune urbaine de Labé, Mamadou Aliou Laly Diallo a écrit pour demander aux laveurs de véhicules qui occupent les lits des marigots de Hoggo M’Bouro et de Donghorawol de libérer dans les meilleurs délais. Avant le maire, le préfet Elhadj Safioulahi Bah multiplie les campagnes de sensibilisation à travers les médias de la place ou des cérémonies religieuses et autres affaires sociales sur les méfaits des occupations anarchiques des lits des cours d’eau et la destruction de l’Environnement, à travers les coupes abusives de bois.

Cependant, malgré les efforts déployés sur le terrain par les autorités communales et préfectorales, certains citoyens de la ville continuent d’exercer une forte pression sur les rivières et marigots qui ceinturent la commune urbaine de Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin