Djbril Diallo, chef de la section contrôle-qualité

Les usines de productions d’eau minérale poussent comme des champignons un peu partout en République de Guinée, et notamment ces derniers temps à Kankan. De nos jours, la direction préfectorale du service de contrôle qualité a dénombré 29 unités de productions d’eau. Interrogé ce jeudi, 02 juillet 2020, par le correspondant local de Guineematin.com, le premier responsable de ce service a rassuré que la qualité des eaux produites par ces 29 unités reconnues est contrôlée, vérifiée et certifiée par le laboratoire de Matoto…

Officiellement, la commune urbaine de Kankan a à elle seule enregistré 29 unités de production d’eau, à en croire aux dernières statistiques fournies par le service de contrôle qualité. Ce qui n’est pas sans inquiéter la population sur la qualité de ces sachets d’eaux qu’on retrouve en vente un peu partout dans la ville.

Après avoir écouté quelques citoyens, inquiets, Guineematin.com s’est rendu au bureau de monsieur Djibril Diallo, le premier responsable de la section contrôle qualité dans le Nabaya. « Depuis mon arrivée, en 2016, j’ai trouvé que les usines étaient contrôlées par notre service ; et, j’ai continué dans la même lancée. A cet effet, en 2019, on a pu contrôler 29 unités de productions d’eau qui ont été analysées au laboratoire de Matoto dont les résultats sont là et satisfaisants », a rassuré monsieur Diallo.

Nyakoye Etienne Bremou, responsable en charge du contrôle

Egalement convaincu de la qualité de l’eau des 29 unités contrôlées, monsieur Nyakoye Etienne Bremou, le responsable en charge du contrôle, n’a tout de même pas écarté la possibilité qu’il y ait des usines clandestines de productions d’eau. « Il peut y avoir des usines clandestines ; mais, des usines qui ne se seraient pour le moment pas présentées à nous et dont on n’a pas fait de prélèvement. Le Directeur vient de dire que l’année dernière, nous avons recensé 29 unités de productions d’eau dans lesquelles nous avions fait des prélèvements afin que leurs eaux soient analysées et les résultats nous les possédons. Maintenant, s’il y a d’autres qui ne se sont pas présentées, elles viendront… ».

Enfin, interrogés sur leurs difficultés de fonctionnement, les responsables de ce service administratif déconcentré ont parlé du manque de personnel, du matériel, des moyens de déplacement pour se rendre dans les sous-préfectures de Kankan, etc.

A Kankan, du jour au lendemain, les unités de productions d’eaux naissent comme des champignons. Selon les observateurs, ces usines ne respectent aucune norme en la matière.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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