Comme annoncé précédemment, l’Assemblée nationale guinéenne a adopté hier, vendredi 3 juillet 2020, le projet de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication. Mais avant son approbation, les députés ont pris le soin de procéder à des amendements sur le texte qui leur a été soumis par l’exécutif.

Interrogé par Guineematin.com, l’honorable Samouka Bérété, secrétaire parlementaire de la commission des lois du parlement, est revenu sur les changements apportés.

« La Commission des lois, de l’administration, de la justice et des droits humains, a été saisie par l’Assemblée nationale pour travailler, conformément à l’article 80 de la constitution, en relevant le nombre de membres de la HAC (qui passe de 11 à 13). De même, le nouveau texte prévoit la nomination d’un secrétaire général sous l’autorité de la présidente ou du président de l’institution.

Il faut retenir aussi, qu’il faut nécessairement et obligatoirement avoir 35 ans au minimum pour appartenir à la HAC. Ce qui exige une certaine expérience pour réguler les activités de la presse. La HAC veille aussi bien sur la liberté de la presse que sur le respect de la déontologie. Le nouveau texte est très clair sur ce passage », a indiqué le député.

Cette loi apporte également des réaménagements sur les conditions de délivrance et de retrait des agréments d’exploitation des médias audiovisuels, les conditions d’attribution et de retrait de fréquences à ces médias, mais aussi sur la durée de validité de la carte professionnelle de journaliste.

A noter que la Haute Autorité de la Communication sera composée désormais ainsi qu’il suit : 5 représentants des associations de presse ; 3 représentants de la présidence de la République ; 1 représentant de l’Assemblée nationale.

Le conseil supérieur de la magistrature, le ministère des postes, télécommunications et de l’économie numérique, le collectif des imprimeurs, libraires, bibliothécaires et archivistes et le collectif du cinéma et de la photographie vont également désigner un représentant chacun.

Enfin, notons qu’un changement majeur a été apporté à cette loi. Désormais, le président (ou la présidente) de la Haute Autorité de la Communication sera nommé (e) par un décret du président de la République, alors qu’avec l’ancienne loi, il (ou elle) était élu (e) par ses pairs. Un grave recul, estiment les professionnels des médias et les activistes des droits humains…

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél: 628 08 98 45

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