Les responsables du Syndicat National des Enseignants du privé de Guinée

Alors qu’une cacophonie commence à naître autour de la grève des enseignants des écoles privées, le SYNEPGUI sort repréciser les choses pour éviter une démobilisation de ses troupes. En effet, une nouvelle structure dénommée syndicat des enseignants du privé de Guinée (SEPGUI) a publié une déclaration hier, jeudi 2 juillet 2020, pour annoncer la levée du mot d’ordre de grève.

Au lendemain de cette sortie, le syndicat national des enseignants du privé (SYNEPGUI) qui a déclenché cette grève, se fait entendre aussi. Selon Niouma Sory Léno, le premier secrétaire général adjoint de cette organisation syndicale, la grève reste maintenue dans toutes les écoles privées qui n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente avec leurs enseignants autour du paiement de leurs salaires des trois derniers mois. Il l’a dit au cours d’un entretien qu’il a accordé à Guineematin.com ce vendredi, 3 juillet 2020.

Niouma Sory Léno, premier secrétaire général adjoint de cette organisation syndicale

« Cela (la déclaration du SEPGUI, ndlr) ne nous étonne pas, car c’est comme ça que fonctionne notre pays. A chaque fois que des gens élèvent des idées et des bonnes intentions, il y a d’autres structures qui naissent pour mettre fin à ces bonnes idées. Nous pensons que c’est quelque chose qui est savamment planifié. Si vous prenez le SEPGUI qui se réclame également comme étant un syndicat des enseignants du privé de Guinée, vous constatez déjà que c’est le nom SYNEPGUI qui a été tronqué. Et ce jeune qui se réclame secrétaire général du SEPGUI, c’est quelqu’un que nous avons connu avec une association qui est née pendant cette crise sanitaire du nom d’ADEP (association des écoles privées de Guinée).

Donc, s’il fait une déclaration aujourd’hui au nom d’un syndicat, ça ne nous étonne pas. Mais nous rappelons que c’est le SYNEPGUI qui a déclenché la grève actuelle. Pour aller en grève, il y a des procédures à suivre, et nous avons respecté toutes ces procédures. Nous avons déposé un préavis de grève depuis le 18 juin dernier dans tous les départements en charge de l’éducation. Donc, s’il y a une structure qui se lève pour dire que la grève est suspendue, nous nous demandons quel est le pouvoir qu’il a pour suspendre une grève qui n’a pas déclenchée. Donc, nous disons aux enseignants du privé que la grève reste maintenue jusqu’à nouvel ordre », a déclaré le syndicaliste.

L’enseignant se félicite d’ailleurs des impacts de cette grève qui, dit-il, est en train d’atteindre progressivement les résultats escomptés. « Nous avons eu des avancées sur le terrain parce qu’il y a certains fondateurs qui ont commencé à payer leurs travailleurs. Et beaucoup d’autres ont appelé leur personnel et ont commencé à engager des négociations. Et nous-mêmes, en tant que syndicat, nous sommes intervenus dans beaucoup d’écoles privées dans le cadre des trois mois de salaires impayés aux enseignants. L’inspection générale du travail nous a demandé à plusieurs reprises de suspendre la grève. Mais puisque la base n’est pas encore prête à le faire, nous lui avons dit carrément que nous ne pouvons pas la suspendre », a laissé entendre Niouma Sory Léno.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel : 661 74 99 64 / 629 88 37 75

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