On croyait le spectre de la paralysie des écoles privées très loin dans la ville de Labé après l’accord signé la semaine dernière entre enseignants et promoteurs d’écoles. Mais, devant le non-respect de l’accord, consistant à payer avant le 5 juillet ceux qui évoluent dans les classes d’examen, l’antenne locale du Syndicat National des Enseignants du Privé de Guinée (SYNEPGUI) menace de reprendre ses manifestations. L’annonce en a été faite ce lundi, 6 juillet 2020, par André Tamba Kourouma, responsable de la communication du SYNEPGUI de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après une première manifestation survenue la semaine dernière, les enseignants et les fondateurs d’écoles privées de Labé avaient trouvé un terrain d’ententes sous les auspices des autorités communales. Sur les trois mois d’arriérées de salaires liées à la fermeture des écoles pour cause de coronavirus, les fondateurs s’étaient engagés à en payer un, pour un délai défini et connu de tous.

André Tamba Kourouma, vice-président cellule de communication SYNEPGUI Labé

Mais, selon André Tamba Kourouma, il y a huit (8) écoles qui n’ont pas encore payé leur personnel conformément au protocole d’accord signé entre les deux parties. « Le protocole d’accord signé entre nous les enseignants du privé et les fondateurs d’écoles le mercredi dernier était de payer tous les enseignants évoluant dans les salles d’examens, du 1er jusqu’au 05 juillet 2020 et l’échéance a pris fin ce dimanche. Et nous avons compris que jusqu’à ce lundi, il y avait certaines écoles qui n’avaient pas payé leurs enseignants évoluant dans les centres d’examen. Ces écoles sont : le complexe scolaire Bhoundou Gandal, le groupe scolaire Tanti Léoni, le collège DELL, l’école privée Hadja Adama Bah, le groupe scolaire Tountouroun, le groupe scolaire Daka2, l’école privée CEPIA et Nassroul Islamique », a-t-il énuméré.

Devant cette situation, le chargé de communication du SYNEPGUI de Labé met en garde les fondateurs de ces écoles. « Mais, nous lançons un ultimatum à ces fondateurs d’écoles privées. La seule journée de ce lundi, 06 juillet 2020, si jamais ils ne respectent pas le contenu du protocole d’accord, nous serons obligés de passer à la vitesse supérieure. Nous adressons une lettre aux autorités administratives qui ont facilité la résolution de cette crise, notamment le maire pour attirer leur attention qui sera suivi par l’arrêt des cours dans ces écoles », a laissé entendre André Tamba Kourouma.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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