Malgré les promesses électorales du régime Alpha Condé, la préfecture de Mandiana vit toujours dans de grandes difficultés. La commune urbaine et les nombreuses communes rurales relevant de Mandiana connaissent un manque criard d’infrastructures socioéducatives : de nombreux districts n’ont ni écoles ni centres de santé encore moins d’eau potable. C’est le cas du district de Souloukoula, dans la sous-préfecture de Saladou, complètement oublié par l’Etat, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Toujours numéro un en suffrage électoral pour le RPG, de nombreuses localités de Mandiana vivent toujours dans la précarité. Alors que les ponts sont entrain de céder les uns après les autres, isolant plusieurs communes rurales de Mandiana Ville, c’est le manque d’écoles et de centre de santé qui préoccupe les citoyens.

Le district de Souloukoula, dans la sous-préfecture de Saladou, à 75 kilomètres de Mandiana, n’a connu aucune réalisation du régime Alpha Condé. Ce district, qui a une population de près de 4000 habitants, majoritairement jeunes, n’a ni école, ni poste de santé.

C’est ce qu’a confié à notre reporter le président du district, Mamady Diallo. « Je suis le président de ce district il y a plus de 30 ans. Mais jamais le maire et le sous-préfet n’ont pensé à nous. Le gouvernement nous a oubliés. On a tout fait pour que le RPG soit au pouvoir mais jusqu’à présent, on n’a pas d’écoles pour nos enfants. Ils vont tous à Saladou pour étudier. Nous n’avons surtout pas de poste de santé. Les femmes souffrent énormément pour les accouchements. Il faut aller sur une moto jusqu’à Saladou. Même si vous avez un simple palu, il faut se rendre à Saladou. Pourtant, nous payons toutes les taxes à l’Etat », a laissé entendre monsieur Diallo.

Il faut noter que la sous-préfecture de Saladou est une zone essentiellement agricole.

De Mandiana, Mamady Konoma Kéita pour Guineematin.com

Tél : 625 81 03 26

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