Honorable Fodé Mohamed Soumah, député à l’Assemblée nationale et président du parti GéCi (Génération Citoyenne)

Comme annoncé précédemment, des commissaires de la CENI ont dénoncé le chronogramme lié à la tenue du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée le 18 octobre prochain. Ils ont énuméré de nombreux points qui, selon eux, ne sont pas de nature à permettre la tenue d’une élection transparente et apaisée.

Interrogé sur la question par un reporter de Guineematin.com ce jeudi, 09 juillet 2020, l’honorable Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GéCi), estime « qu’on ne peut pas vouloir d’une chose et de son contraire ».

L’honorable Fodé Mohamed Soumah a dénoncé la démarche des commissaires issus des rangs de l’opposition à la CENI. Selon lui, ils font partie de ceux qui ont fixé ce chronogramme. Ce député, membre du groupe parlementaire Alliance Patriotique à l’Assemblée nationale, dit ne pas comprendre que des commissaires qui ont voté ledit chronogramme viennent le contester trois semaines après. « Je suis abasourdi. Je ne suis pas surpris parce que ce n’est pas une première ; mais, je suis abasourdi. Parce que de l’avis même du président de la CENI, les 15 commissaires présents ont voté à l’unanimité pour fixer la date du 18 octobre ; et donc, il n’y avait que deux (2) absents. Aujourd’hui, on se réveille avec des commissaires qui contestent la date. Et si vous vous souvenez, j’avais déjà contesté le fait que cette date ait été prise sans compter les parties prenantes, en l’occurrence les partis engagés à l’élection ; les partis politiques, surtout ceux de l’opposition. C’est du bis repetita, comme on en a coutume. Lors des élections législatives, des commissaires avaient fixé la date, avaient même raccourci les délais incompressibles avant de suspendre leurs activités. Donc, ce n’est pas un fait nouveau… »

Pour Fodé Mohamed Soumah, la CENI continue de jouer un vilain tour aux Guinéens en décidant de tout de façon unilatérale. « Je trouve que c’est regrettable qu’on continue à jouer avec l’intelligence des Guinéens, avec tous les risques que cela peut comprendre. Je veux parler des risques de manifestations, d’affrontements, d’exactions, de blessés et dans le cas d’espèce souvent des pertes en vies humaines. Je trouve que c’est regrettable. C’est ce que je reproche à mes pairs de l’opposition : on ne peut pas vouloir d’une chose et son contraire. Lorsque vous n’êtes pas d’accord, on ne vous a pas mis le couteau sur la gorge, vous dites on n’est pas d’accord. Et effectivement, la CENI ne peut pas se permettre pour fixer une date unilatéralement. Mais, lorsque vous avez tous acté cette date, pour ensuite revenir en arrière, c’est vraiment pour créer des problèmes. Je trouve que c’est regrettable, mais on n’en n’est pas à une première et on n’en sera pas non plus à une dernière parce que ces gens-là prennent les Guinéens pour des demeurés », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 621 09 08 18

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