Mamady Sidiki Camara, responsable de la communication du ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation

Après une trêve forcée liée à la propagation du Coronavirus, les cours ont repris en Guinée depuis le 29 juin dernier pour les classes d’examens et les étudiants en fin de cycle. Plus de dix (10) jours après la reprise, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Mamady Sidiki Camara, responsable de la Communication du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA). Avec monsieur Camara, il a été question du bilan de cette réouverture des classes et des dispositions prises par le département pour la réussite des examens nationaux. C’était dans la journée d’hier, mercredi 08 juillet 2020.

Guineematin.com: les candidats aux examens nationaux et les étudiants en fin de cycle ont repris le chemin de l’école il y a de cela quelques jours. Quel bilan pouvez-vous en faire ?

Mamady Sidiki Camara : écoutez, ce qu’il faut d’abord saluer depuis que nous avons tenté de rouvrir les salles de classe pour les candidats aux différents examens nationaux, c’est l’engouement, c’est l’envie, c’est la volonté même chez les candidats et les enseignants de se retrouver dans les salles de classe, de poursuivre les programmes d’enseignement et de finir l’année scolaire. Ça déjà, c’est une remarque positive que nous avons constatée. Ensuite, nous nous sommes rendu compte qu’au fur et à mesure que les jours avancent, les recommandations qui ont été faites, et sur lesquelles nous insistons absolument, sont des recommandations qui ont été prises en compte dans toutes les concessions scolaires où les cours ont commencé. Nous avons noté avec satisfaction que les mesures barrières qui sont exigées par le président de la République, chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé, pour la réouverture des classes, ces mesures-là sont effectivement respectées dans les concessions scolaires. Donc, la première remarque que nous avons eu à faire, c’est justement ce motif de satisfaction.

Guineematin.com : comment le département se prépare-t-il pour l’organisation des examens nationaux ?

Mamady Sidiki Camara : c’est vrai que c’est une année spéciale que nous avons connue compte tenu de cette pandémie qui continue sa menace sur le monde entier. Mais, nous savons également que les examens nationaux chez nous se préparent dès l’ouverture des classes. Donc, bien avant la déclaration de cette pandémie dans notre pays et même dans le monde, déjà il y avait de grands pas qui avaient été franchis dans les préparatifs de ces examens nationaux. Je dis dès l’ouverture parce que quand on ouvre les classes, le niveau central commence tout de suite, à travers le service chargé de l’organisation de ces examens nationaux, à demander aux différents établissements scolaires, aux différentes écoles de remonter les listes des candidats. Vous savez que chaque année, les uns quittent une classe pour une autre, cela peut être au niveau des classes intermédiaires comme ça peut être pour les candidats où il y en a qui ont le baccalauréat et doivent quitter, d’autres étaient en 12ème année et doivent se retrouver en terminale. Si c’est comme ça, c’est clair que la liste qui était là à l’école l’année qui vient de s’achever ne peut pas être la même liste dès le début de l’année.

Donc, il faut connaître la nouvelle physionomie de ces listes et c’est pourquoi dès l’ouverture des classes, l’appel est lancé aux différentes structures scolaires qui se font le premier devoir de faire ces listes là et de les remonter au niveau central, histoire de vérifier, de savoir qui a pris départ, qui n’a pas pris départ, qui est resté. Donc, ces contrôles-là sont permanents durant toute l’année. C’est un mouvement de va-et-vient qui existe entre les établissements scolaires et le service en charge des examens parce que si le service examen a sa base de données, il va falloir que les nouvelles listes qui se trouvent dans les concessions scolaires soient en parfaite harmonie avec celles qui se trouvent dans la base de données du service examen. Donc, cette épreuve-là a commencé depuis bien avant la déclaration de cette pandémie. La maladie est venue, les choses ont été interrompues mais pas au niveau du service examen, pas au niveau central ici du département. Nous continuons à préparer ces examens… Je dirais que ça va bon train, les réunions se multiplient, nous nous rapprochons au fur et à mesure des examens nationaux. Donc, au fur et à mesure, il faut essayer de nettoyer, peut-être que de passage je vais aussi signaler qu’avant même que la pandémie ne soit déclarée chez nous et que l’état d’urgence nous empêche de nous rendre dans les concessions scolaires, ce que l’on peut noter, c’est qu’il y avait même des établissements scolaires qui étaient en avance, d’autres même avaient procédé à la prise des photos des candidats. C’est pour vous dire que les préparatifs ont commencé très tôt, les listes continuent à être révisées, nettoyées pour qu’au finish nous puissions nous rendre compte qui rempli les conditions, qui peut être candidat cette année et qui peut ne pas l’être.

Guineematin.com : les réunions se multiplient comme vous l’avez dit, est-ce que vous avez fait des propositions de date pour la tenue des examens nationaux ?

Mamady Sidiki Camara : pour l’instant non. Dès qu’on proposera ces dates, je pense que nous allons les rendre public à travers de canaux habituels officiels de notre département pour que tout le monde se rende compte. Pour l’instant, je ne peux rien dire par rapport à la date, nous essayons de remplir les conditions et de faire remplir les mêmes conditions par les candidats et les enseignants qui auront la charge de gérer cette année ces examens nationaux. Quand tout sera en place, je pense que l’autorité supérieure et compétente décidera de la tenue de ces examens nationaux et la date parviendra à tous ceux qui ont droit de la connaître.

Guineematin.com : des rumeurs disent que les candidats libres ne seront pas acceptés à faire les examens cette année. Qu’en est-il réellement ?

Mamady Sidiki Camara : je crois que ça, ça fait partie de nos principes. L’année dernière, les candidats libres ont composé, qu’ont-ils fait pour que cette année ils ne composent pas ? Mais à condition, encore une fois, sauf avis contraire en provenance des autorités ce que je ne sais pas encore, je n’ai pas connaissance lors d’une seule réunion ici au niveau central, qu’il soit décidé qu’un candidat libre n’a pas droit à l’examen. Mais, faut-t-il que ce candidat libre, ou ces candidats libres respectent les principes qui sont exigés pour être candidat. En tout cas jusqu’au moment où je vous parle, je n’ai pas encore connaissance d’une décision au niveau central, au niveau de mon département, qui affirme ou qui indique qu’un candidat libre ne compose pas cette année.

Guineematin.com : il y a des plaintes de certains élèves, notamment ceux du lycée Donka, qui disent avoir été exclus parce qu’ils auraient soutenu les enseignants lors de la dernière grève du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée. Qu’est-ce que vous en savez ?

Mamady Sidiki Camara : peut-être que c’est vous qui avez cette information. Nous, nous ne l’avons pas encore. Nous n’avons pas connaissance d’une telle information. Je ne sais pas ce que la grève des enseignants peut avoir avec la vie d’un élève au sein de son établissement. On dit bien la grève des enseignants ; ça, c’est avec les enseignants et l’autorité de l’éducation. Du moment où les enseignants et les autorités de l’éducation ont pu avoir le temps de s’asseoir autour d’une table, de trouver solution au problème qui les oppose, notamment le problème de traitement, je ne sais pas un élève en quoi il peut payer les frais de cela. De toutes les façons, si vous avez cette information, nous, nous ne l’avons pas. Et si jamais nous avons une information de ce genre, le premier rôle qui va nous revenir, c’est de chercher à vérifier et si c’est établi, on verra bien quel est le chef de cet établissement, le directeur, qui peut se livrer à un comportement de cette nature.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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