Siné Magassouba, ancien secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri

Après sa mutation à Faranah, Siné Magassouba, ancien secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, fait de graves révélations sur la gestion de la préfecture. Il dénonce des détournements de deniers publics et l’attribution des marchés de gré à gré auxquels se livrent les responsables de la préfecture de Siguiri. Selon l’administrateur, c’est parce qu’il a voulu s’opposer justement à ces pratiques qu’il y a des manœuvres ayant abouti à le faire partir de Siguiri.

« Tout mon problème aujourd’hui à Siguiri, c’est parce que je m’oppose au détournement des deniers publics. Vous allez le comprendre après mon départ. En ce qui concerne le FODEL par exemple, les marchés ont été donnés de gré à gré. Il y a des responsables qui ont 3 marchés, d’autres 5 et leurs copines en ont 2. Quand j’ai parlé de ça, on me fait la guerre », a dit l’ancien secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri, muté dans les mêmes fonctions à Faranah.

Siné Magassouba s’est expliqué également sur les raisons de son absence à la cérémonie de passation de service entre lui et son successeur, Mohamed Oularé. Il explique que sa présence n’était plus nécessaire puisque le préfet lui avait déjà retiré les clés du bureau et le cachet. « Avant-hier, le préfet a envoyé quelqu’un chez moi pour récupérer la clé du bureau et le cachet que j’avais. J’ai dit à l’intéressé d’aller dire au préfet que je refuse et que je suis en train de me préparer pour la passation de service.

Quelques minutes après, c’est le contrôleur financier qui est venu me voir de la part du préfet en me disant de lui remettre la clé et le cachet, mais j’ai refusé. Ensuite, le directeur des ressources humaines est venu. Ils m’ont fait savoir que lors de l’installation du secrétaire général chargé des affaires administratives, ils ont récupéré la clé du bureau et le cachet avant l’installation. J’ai répondu que les réalités ne sont pas les mêmes.

Parce que le secrétaire général chargé des affaires administratives sortant est mort alors que moi, je suis vivant. Maintenant, c’est le préfet qui m’appelle au téléphone, j’ai refusé de décrocher son appel. Finalement, j’ai pris la clé et le cachet pour aller les déposer à son bureau. Donc, il n’était pas nécessaire pour moi d’aller à la passation de service », s’est-il justifié.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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