Après une audition qui a duré plusieurs heures dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire (DPJ), le journaliste culturel, Albé Bangoura, est rentré chez lui dans la soirée de ce lundi, 13 juillet 2020. Il a été entendu suite à une plainte de la Miss Guinée 2010, Fatoumata Kandé, qui le poursuit pour diffamation, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Au sortir de l’audition, l’avocat du journaliste du site « Vérité cachée » a précisé que son client est poursuivi pour une publication faite sur sa page Facebook. « Sa sortie sur les réseaux sociaux l’emmène sur un terrain qui n’est pas celui du journaliste. Nous allons nous battre, mais il faut reconnaître quand on a dévié les règles. Donc l’espoir est permis dès lors qu’il a été mis à la disposition du syndicat de la presse privée de Guinée. C’est grâce à ce syndicat qu’il (Albé Bangoura) rentre à la maison… Demain, nous avons rendez-vous ici à 14h 30. Nous allons voir comment gérer ça parce que moi, je souhaite que cette affaire ne prenne pas une allure judiciaire », a déclaré maître Salifou Béavogui.

De son côté, Sidy Diallo, le secrétaire général du syndicat de la presse privée de Guinée, a exprimé sa satisfaction quant à décision de la police de ne pas mettre le journaliste en détention. Et il en profité pour interpeller ses confrères sur leurs responsabilités. « Je vais avant tout remercier le général Bafoé (le directeur général de la police nationale), qui a donné finalement le feu vert après l’initiative du commissaire Fabou (le directeur de la police judiciaire) de mettre notre confrère à la disposition du syndicat de la presse privée pour venir encore avec lui demain à 14 heures. Mais, ce que j’ai à vous dire, il faudrait que nos confrères fassent beaucoup attention.

Nous sommes libres de mener toutes les enquêtes, mais c’est si cela obéit à certaines règles. Un journaliste qui fait des commentaires, qui fait des enquêtes et les publie sur sa page Facebook, là il n’est pas du tout protégé par la loi. On a des sites internet, on a nos radios, on a nos télévisions. Ce sont les canaux par lesquels nous devons publier toutes les informations liées à l’exercice de notre métier. Là, nous sommes protégés parce que nous rentrons dans le cadre de la loi L/002. Mais si c’est à partir de la page Facebook, nous ne sommes pas protégés. Aujourd’hui, si ce n’est pas la bonne collaboration entre le syndicat et la police, ça allait être très difficile pour nous », a-t-il révélé.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/654416922

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