La situation se complique pour Ismaël Nanfo Diaby à Kankan. Deux jours après son arrestation par les autorités, ce controversé imam est également dans le collimateur des citoyens de la capitale de la Haute Guinée. Dans la matinée de ce lundi, 13 juillet 2020, plusieurs jeunes sont allés saccager sa mosquée située au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les ennuis de Nanfo Diaby font suite à son obstination à faire la prière en langue maninka. Une pratique interdite en islam. Dans la religion musulmane, les cinq prières quotidiennes doivent obligatoirement se faire en arabe, la langue du prophète Mohamed et dans laquelle le coran est écrit. Mais Ismaël Nanfo Diaby, lui, a décidé d’aller à l’encontre de cette règle, en priant dans sa langue maternelle. Ce qui lui a valu d’être interdit de conduire la prière dans toutes les mosquées de Kankan et de faire des sermons dans les radios locales.

Après cette sanction prononcée par les autorités religieuses, il a érigé sa propre mosquée à son domicile où il continuait de prier en maninka avec ses adeptes. Il a finalement été interpellé le samedi 11 juillet dernier. Selon nos informations, les jeunes qui ont saccagé sa mosquée ont blessé une personne et séquestré momentanément ses épouses et ses enfants. Les services de sécurité ont été déployés sur les lieux pour sécuriser son domicile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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