A la veille de l’expiration de l’état d’urgence sanitaire, en vigueur depuis le 26 mars dernier en Guinée, les tenanciers des bars, motels et night-clubs se font entendre. Ils interpellent l’Etat sur les difficultés qu’ils rencontrent actuellement et exhortent les autorités à se pencher enfin sur leur situation, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est à travers une conférence de presse animée ce mardi, 14 juillet 2020, à Conakry, que l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels et night-clubs (AGT) s’est fait entendre. N’valy Sacko, le président de la structure, a exprimé les difficultés auxquelles lui et ses amis font face depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, impliquant la fermeture de tous les lieux de loisir.

N’valy Sacko, président de l’AGT

« Nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés qui ne font que s’accroître du jour au lendemain en cette période de Covid-19. Aujourd’hui, beaucoup d’investissements et d’emplois sont menacés. La majeure partie des espaces que nous utilisons pour abriter nos activités sont louées. Imaginez 4 mois sans activités, sans aucune entrée d’argent, alors que nous continuons à payer nos loyers pour éviter une éventuelle expulsion, qui est inévitable si nous ne nous acquittons pas de nos obligations auprès de nos différents bailleurs. Chaque bar, chaque night-club qui ferme, c’est des emplois qui sont fermés », a-t-il fait remarquer.

En plus des difficultés financières, les tenanciers des bars, motels et night-clubs dénoncent « les tracasseries policières » auxquelles ils sont victimes depuis l’instauration de l’état d’urgence. Et pour sauver ce secteur et les emplois qui y sont créés, le président de l’AGT exhorte l’Etat à autoriser maintenant la réouverture des lieux de loisir. « Nous sollicitons la réouverture, même si elle est partielle pour l’instant, des lieux de loisir tout en respectant les mesures sanitaires nécessaires et adéquates pour préserver la santé de nos employés et celles de nos clients.

Nous sollicitons par ailleurs, une assistance financière de la part de l’Etat pour nous aider à redémarrer nos activités et sauver d’autres parmi nous qui sont menacés de fermeture définitive, à cause des difficultés financières. Nous sommes les pourvoyeurs d’emplois. Nous faisons la promotion de l’emploi jeune, nous luttons contre la délinquance et le chômage. Donc, l’Etat aurait intérêt à nous accompagner et à nous encadrer », a indiqué N’valy Sacko.

A noter que selon ses responsables, l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels et night-clubs comprend 810 membres. Et parmi eux, chacun emploie au moins 5 personnes, qui sont toutes au chômage depuis la fermeture de ces lieux de loisir, il y a près de 4 mois.

Ibrahima Sory Sékou Camara, le chargé de communication de l’AGT

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tel : +224 622 07 93 59 § 666 87 73 97

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