Les examens nationaux de la session 2020 vont se dérouler du 05 au 28 août prochain au compte de l’enseignement primaire et secondaire. Dans la commune de Matoto, les encadreurs de certains établissements scolaires privés, interrogés hier, mercredi 15 juillet 2020, ont apporté des précisions sur l’évolution des programmes. Si les uns pensent qu’ils seront au rendez-vous, ce n’est pas le cas chez d’autres qui disent avoir été pris de court par la fixation de ces dates, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Amara Oularé, Proviseur du complexe scolaire Cheick Abdoul Kaba (CAK)

Pour Amara Oularé, proviseur du complexe scolaire Cheick Abdoul Kaba (CAK), le choix de cette date est normal. « La date qui a été donnée par le gouvernement, je la soutiens. Parce nous nous étions déjà organisés pour ne pas que nous arrivions au 1er août. Je ne dis pas les autres écoles, mais chez nous ici il n’y a pas eu d’interruption. Présentement, nous sommes à 82% d’exécution du programme. Nous étions en avance bien avant que le confinement ne commence. On a fait des cours de rattrapage qui nous ont beaucoup aidés. Le primaire est à 85%. Le collège est à 80% et le lycée à 82%. Nous allons faire une nouvelle réorganisation interne et qui va nous amener d’être dans leur logique pour les élèves soient au rendez-vous donné par le gouvernement », a-t-il indiqué.

Mohamed Lamine Diakité, Proviseur du complexe scolaire Roi Hassan II

Même constat au complexe scolaire Hassan II de Tombolia Cité où le proviseur, Mohamed Lamine Diakité, trouve que la date est raisonnable. « Dans certaines mesures, la date est raisonnable. Vu la période, nous vivons est une période d’épidémie. C’est une contrainte mais nous sommes obligés d’accepter. On ne peut pas tenir les cours au-delà du mois de juillet. C’est prévu que les classes intermédiaires doivent venir à partir du mois de septembre ; donc, c’est une contrainte. La chance que nous avons eue, il n’y a pas tellement d’écoles publiques ici. Le plus souvent, quand les écoles publiques n’étudient pas, elles viennent déranger. Mais heureusement, il n’y a pas eu de perturbations. En moyenne, nous sommes à 94,6% dans l’exécution des programmes. C’est la progression moyenne. Nous nous sommes organisés à l’interne pour vraiment satisfaire à cette contrainte. Nous avons fait un réaménagement de l’emploi du temps. Nous pensons que les programmes seront achevés ».

Mohamed T Bangoura, Directeur Général du Groupe Scolaire Elhadj Lansana Diaby

Par contre, Mohamed T Bangoura, Directeur Général du Groupe Scolaire Elhadj Lansana Diaby, croit que cette date est précipitée. « D’abord pour moi, la date du 5 août a été une date surprenante. Parce qu’on a reçu un calendrier de la part de l’État qui stipule qu’on doit faire 39 jours de cours. Donc, c’est une date anticipée. Mais nous qui sommes dans les privées, nous sommes obligés de nous conformer à l’État. Si non, la date n’est pas vraiment tenable. Nous, on s’attendait à la deuxième quinzaine du mois d’août… À ce jour, l’état d’exécution des cours, quand on prend le primaire, nous sommes à 91,88%. La 10ème Année, nous sommes à 71%. Pour le lycée, on est à 81 %. On s’est vu avec le fondateur pour parler des programmes et des professeurs qui sont en retard pour les reprogrammer en augmentant les heures. Si c’était deux heures de cours, on double à 4 heures pour que les enfants soient au bon niveau avant les examens nationaux. Nous ne serons pas à 100%, mais nous ferons les maximum pour être dans les 90 ou 95% », soutient monsieur Bangoura.

Raza Kzdra, élève en classe de terminale Sciences Sociales au Groupe Scolaire Cheick Abdoul Kaba

Pour sa part, Raza Kzdra, élève en classe de Terminale Sciences Sociales au Groupe Scolaire Cheick Abdoul Kaba, s’inquiète plutôt pour ses amis des écoles publiques qui, selon elle, ont connu des perturbations suite aux troubles sociopolitiques. « Je m’en vais vous dire que cette date est raisonnable. Parce que les mois précédents, nos professeurs avaient bien épuisé les programmes. On a étudié durant six mois. Je pense que nos professeurs seront en mesure de clôturer avec les deux mois. Donc, je ne trouve pas d’inconvénients. Nous ici, on a avancé dans les programmes. Même aujourd’hui, on a fini avec les programmes d’Histoire et de Géographie. Pour moi, ce n’est pas un problème, on peut aller à l’examen. Nous voulons que les sujets soient à la portée de tout le monde. Parce que quand nous prenons les écoles publiques cette année, il n’y a pas eu d’études. Nous ici, on a épuisé les programmes mais, quand je pense à nos camarades des écoles publiques, ce n’est pas du tout la même chose. Ils ont connu des troubles, des manifestations. Nous voulons que les sujets soient favorables à tout le monde », a-t-elle laissé entendre.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59 / 666 87 73 97

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin