Comme annoncé précédemment, le contrôle de la mairie de Yomou divise actuellement les conseillers communaux. Et cette division s’est répercutée sur la population de cette commune urbaine. Plusieurs jeunes ont manifesté dans l’après-midi du samedi 18 juillet 2020 dans les rues de la ville. Ils réclament le départ du maire qu’ils accusent de cumul de fonctions et son remplacement par le premier vice maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à N’Zérékoré.

C’est ce samedi que les conseillers frondeurs comptaient installer le premier vice maire de la commune urbaine, Marcel Théo Doualamou, à la place du maire, Mathieu Kpoghomou, qu’ils disent avoir destitué il y a quelques jours. Mais, les élus n’ont pas eu accès à la mairie, puisqu’ils ont trouvé que les locaux étaient cadenassés.

Ce qui a irrité leurs partisans, qui sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Pour eux, Mathieu Kpoghomou, qui est à la fois maire de la commune urbaine et député uninominal de Yomou à l’Assemblée nationale, doit quitter la tête de l’exécutif communal au profit du premier vice maire.

« Nous sommes là pour montrer à l’opinon nationale et internationale que nous ne sommes pas d’accord que monsieur Mathieu Kpoghomou soit député-maire de Yomou. Pour nous, il est député mais il ne doit pas être notre maire. C’est pourquoi notre slogan c’est honorable Mathieu député, Oui ; mais maire, Non. Nous sommes partis à la commune pour installer notre nouveau maire, mais ils ont fermé la porte pour nous empêcher d’entrer », a déclaré l’un des manifestants.

Depuis Conakry où il se trouve, le député-maire de Yomou a réagi à cette situation. Mathieu Kpoghomou déplore l’attitude des frondeurs qui, dit-il, est contraire à la loi qui régit les collectivités locales en Guinée. « Le premier vice maire a défoncé une porte qui lui est largement ouverte. Il y a eu trop de mensonge dans cette affaire. Moi, je n’ai jamais désigné le deuxième maire comme étant mon remplaçant à mon absence et je ne lui ai pas remis mon cachet comme certains le disent.

Mais, le premier vice maire ne peut pas chômer pendant huit mois et venir revendiquer. Puisqu’il a choisi de collaborer avec les partis de l’opposition pour braver l’autorité, nous disons que c’est une stratégie pour le premier vice maire d’implanter un parti à Yomou avec des intrus qui n’ont rien à avoir avec le fonctionnement de la mairie. Sinon pour remplacer un maire, le conseil communal a l’obligation de se tourner vers le code des collectivités qui nous régit », a dit l’honorable Kpoghomou.

Pour l’heure, les deux camps opposés restent fermes sur leur position. Cette crise empêche la mairie de Yomou de fonctionner normalement et commence à créer des tensions au sein de la population locale.

 

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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