L’ancien député uninominal de Kaloum, Cheick Touré, devait être entendu ce jeudi matin, 23 juillet 2020, par la DPJ. Mais son audition a été reportée de quelques heures, en raison de l’audition d’un autre ancien député qui est en cours au même endroit, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Selon son avocat, maître Salifou Béavogui, Cheick Touré a reçu une convocation le17 juillet 2020 pour « trouble à l’Etat ». Il n’a pas pu répondre à celle-ci en raison « des événements qui se sont succédé », indique l’avocat. Une deuxième convocation lui a été adressée hier, lui demandant de se présenter ce jeudi à la DPJ. C’est ainsi que l’ancien député uninominal de Kaloum, issu de l’UFR, s’est rendu ce jeudi matin, en compagnie de son avocat, à la direction centrale de la police judiciaire pour répondre à cette convocation.

« Donc, je suis venu l’accompagner à la DPJ. J’ai pris contact avec le signataire de la convocation qui, à l’instant T, est indisponible parce qu’il est en train d’interroger un premier convoqué dans les mêmes circonstances. Je veux parler de l’honorable Ben Youssouf Keïta (un autre ancien député membre du bureau exécutif de l’UFDG) qui est actuellement en train d’être interrogé. Donc, il nous a été demandé de partir et de revenir dans 3 heures », a déclaré maître Salifou Béavogui, au sortir de la DPJ.

L’avocat dénonce un harcèlement judiciaire qui doit cesser. « Il faut que le harcèlement cesse ! Parce que moi, en tant qu’avocat, je qualifie tout cela de harcèlement judiciaire. Quel Etat mon client peut troubler ? C’est l’ex député de Kaloum, il vient de cesser ses fonctions de député il n’y a même pas encore 6 mois. Alors que l’immunité parlement se poursuit pendant 6 mois, c’est-à-dire que lorsque vous quittez les fonctions de député, vous êtes protégez pendant 6 mois », a rappelé Me Salifou Béavogui.

A rappeler que l’honorable Cheick Touré a été convoqué au même moment que l’honorable Ben Youssouf Keïta (qui est actuellement en audition) et Ibrahima Diallo, le coordinateur des opérations du FNDC. Tous, sont accusés de « trouble à l’Etat ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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