La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a officiellement lancé les opérations de révision exceptionnelle des listes électorales depuis le 20 juillet 2020 sur toute l’étendue du territoire national. Mais, quarante huit (48) heures après le lancement, on note aussi bien un manque d’engouement que des difficultés techniques chez les opérateurs de saisie. Tel est le constat fait hier, mercredi 22 juillet 2020, par un reporter de Guineematin.com dans certains quartiers de la commune de Matoto.

Les guinéens sont appelés aux urnes le 18 octobre prochain pour élire un nouveau président de la République. Pour y arriver, la CENI a procédé à l’opération d’assainissement du fichier électoral en éliminant les doublons et faire enrôler les nouveaux électeurs qui ont atteint 18 ans. Dans certains quartiers, le manque d’engouement et les difficultés techniques sont les principales difficultés.

Somandouno Fara Yomba, membre de la CARLE de Simbaya Ecole

C’est le cas au quartier Simbaya-Ecole, Secteur 1, où il y a un faible engouement. Somandouno Fara Yomba, membre de la Commission Administrative de Révision des Listes Électorales (CARLE) de Simbaya Ecole, a déploré la faible affluence. « Nous sommes là pour faire enrôler les citoyens. Les citoyens qui viennent présentent leurs problèmes. Si toutefois il s’est déjà enrôlé et qu’il n’a pas trouvé sa carte, on l’oriente là où il doit être envoyé. Les gens ne savent pas encore que ce n’est pas tout le monde qui est concerné par le recensement. Il y a des groupes de gens. Premièrement, quelqu’un qui a ses 18 ans maintenant, c’est-à-dire qui a eu ses 18 pendant ce mois de juillet, peut venir se recenser. Deuxièmement, tu quittes un quartier pour un autre, tu peux venir te recenser au niveau de ton nouveau quartier. Troisièmement, ceux qui n’ont pas participé aux élections législatives peuvent venir maintenant se recenser. Quatrièmement, ceux qui ont des erreurs au niveau des cartes électeurs peuvent venir corriger les renseignements. Ces quatre personnes que je viens de citer, sont concernées par la révision. Mais l’engouement n’est pas là. Puisque depuis le lundi, on n’a pu recenser qu’une vingtaine de personnes. Les gens viennent au compte gouttes », a-t-il fait savoir.

Mohamed Sylla, opérateur de saisie au quartier Simbaya-Ecole

Mohamed Sylla, opérateur de saisie au quartier Simbaya-Ecole, Secteur 1, se plaint de l’inefficacité de la machine d’enrôlement. « Le travail se passe dans la facilité, mais il y a des anomalies à corriger. Comme le cas des machines parce qu’elles nous fatiguent, tantôt elles se bloquent et tantôt elles se débloquent. La machine ne peut pas imprimer les images maintenues là. J’ai remonté l’information à mon superviseur. C’est à elle maintenant de remonter elle aussi au coordinateur… ».

Aliou Sow, opérateur de saisie au quartier Simbaya-Ecole

Même constat chez Aliou Sow, opérateur de saisie au quartier Simbaya-Ecole, secteur Bolonta, qui n’a pu enrôler que 3 citoyens depuis le début. « Il n’y a pas tellement d’engouement. Du lundi au mercredi, on n’a enregistré que 3 personnes d’abord. Pour le moment, la seule difficulté c’est au niveau de l’impression », a-t-il indiqué.

Oumar Soumah, Citoyen

Les citoyens venus se faire enrôler dénoncent également les machines déployées sur le terrain. Oumar Soumah est de ceux-là. « Je me suis difficilement enrôlé. La machine qui a des problèmes. L’enrôlement qui devrait se passer dans 2 à 3 minutes, je l’ai fait dans 15 minutes parce que la machine avait des problèmes ».

Elhadj Ibrahima 3 Dabo, président du conseil de quartier de Simbaya-École

Pour sa part, Elhadj Ibrahima 3 Dabo, président du conseil de quartier de Simbaya-École, reconnait le faible engouement et promet de multiplier la sensibilisation. « Je dirais que tout se passe bien. Parce que toutes les équipes sont installées. Mais pour le moment, il n’y a pas tellement d’engouement. Nous pouvons dire que ça a démarré depuis le 20 juillet. Je passerais par mes 8 chefs Secteur et leurs adjoints pour leur dire de faire passer les informations dans les lieux de regroupement. Avant, c’était dans les lieux de culte qu’on pouvait informer facilement. Mais actuellement, les mosquées et les églises sont fermées. Je demande aux citoyens de venir se faire recenser », a-t-il lancé.

Mohamed DORÉ pour Guineematin.com

Tél. : +224 622 07 93 59 / 666 87 73 97

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin