Les sept accusés dans l’attaque à main armée survenue à Kankan il y a quelques mois ont commencé à s’expliquer à la barre du tribunal criminel délocalisé à la Cour d’Appel. Si les 3 premiers à comparaître ont reconnu leur implication dans ce braquage, les 4 autres ont opté pour une négociation systématique des faits. Après l’audience de ce mercredi, 29 juillet 2020, le procès a été renvoyé en septembre prochain pour la suite des débats, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les débats dans ce dossier ont été entamés avant-hier lundi. Ibrahima Sory Kenda Diallo ; Amadou Kourouma, alias Français ; Mohamed Kourouma, alias Joe, ont été les premiers à parler. Ces trois accusés ont à tour de rôle reconnu les faits qui leur sont reprochés.

Par contre, pour l’audience d’hier, Mamady Keïta, alias Nabadin ; Mohamed Condé, alias Assala ; Adama Keïta et Ibrahima Kaba, tous arrêtés à Siguiri pour leur complicité présumée, ont systématiquement nié les faits. Après leurs explications, le tribunal a sollicité la comparution des victimes des braquages survenus à Faranah et Kankan.

Constatant leur absence, la défense va demander au tribunal d’ordonner la comparution d’un certain Mohamed 5, un gendarme en service à la compagnie mobile d’intervention. L’avocat de la défense émet des doutes sur cet agent qui a procédé à l’arrestation de Mohamed Kourouma, alias Joe, avec une importante somme d’argent à Mandiana. L’accusé a été arrêté avec une somme de près de 180 millions GNF, mais aurait été transféré à Kankan avec 48 millions.

Par ailleurs, l’avocat de la défense va solliciter la comparution aussi bien du commandant du camp d’infanterie de Siguiri, qui aurait infligé des tortures à un des accusés, que du régisseur de la maison centrale de Kankan pour les mêmes faits.

Le parquet s’est aussitôt opposé à cette demande de la défense. Il s’en suivra une chaude discussion entre les deux parties. La défense n’obtiendra finalement pas gain de cause.

Ce mercredi 29 juillet 2020, après la comparution des victimes du braquage, la défense a demandé au tribunal d’ordonner le renvoi du procès après les vacances judiciaires. Ce que le tribunal a fait contre la volonté du ministre public.

Le dossier est ainsi renvoyé au lundi, 14 septembre 2020, pour la suite des débats dans un dossier qui contient de nombreuses zones d’ombre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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