A l’instar des autres localités du pays, les populations de la commune rurale de Koumbia, relevant de la sous-préfecture de Gaoual, ont célébré la Tabaski ou la fête du mouton, le 31 juillet 2020, dans une situation dominée par la crise sanitaire, a constaté un des journalistes de Guineematin.com, présent sur les lieux.

Dans la quarantaine de mosquées et places publiques qui ont accueilli les foules de fidèles, les Chefs religieux ont concentré leur message à l’observation de la morale et à l’éducation des enfants, appelant les fidèles musulmans à l’amour du prochain, à la paix, à l’unité et à la concorde nationale.

C’est le cas de l’imam de la Mosquée de Guilédji. Thierno Alpha Ibrahima Bah (Alphadio) qui, en plus de cette morale religieuse, a particulièrement insisté sur la nécessité d’éduquer les enfants. 

Partout, ces sermons ont fait aussi mention de la valeur, du mérite et du contenu du sacrifice du mouton, qui tire son origine d’une révélation du Créateur reçue par le prophète Abraham, lui demandant de sacrifier son fils, Ismaël. Au moment de passer à l’acte, Dieu a fait remplacer l’enfant par un bélier escorté depuis le ciel par l’ange Gabriel. Et, depuis, cet acte d’adoration de grande valeur et de soumission, devenu rituel religieux, a été perpétué par les fidèles musulmans.

Dans la pratique, les Chefs religieux ont indiqué aux fidèles musulmans la nature et la qualité de l’animal à sacrifier ainsi que les personnes bénéficiaires de la viande issue du rituel.

Finalement, c’est dans les bénédictions que les invocations ont été multipliées pour vaincre cette pandémie dont la présence en Guinée et dans certaines parties du pays, ne fait l’objet d’aucun doute. D’ailleurs, les conséquences économiques restent largement perceptibles sur la vie de ces populations rurales avec l’arrêt des cours dans les écoles, le ralentissmeent de plusieurs projets de développement ou encore les difficultés rencontrées dans les transactions financières pour de nombreuses familles dépendants de leurs proches basés à l’étranger…

Mais, au village, la fatalité, sinon la résistance aux conseils, prime sur l’observation des gestes barrières exigés pour rompre la chaine de contamination du coronavirus. 

Pas de bavettes, pas de distance entre les gens, pas de présence de kits sanitaires, pas de lavage des mains et les accolades sont monnaie courantes comme dans les habitudes. 

Le péché serait d’ailleurs de refuser de serrer une main tendue. La personne qui oserait le faire est placée directement sous les feux des critiques parfois des plus sévères.

Curieusement, intellectuels et autorités ne font pas l’exception à cette règle qui impose la loi de l’ignorance contre l’évidence d’une pandémie pourtant meurtrière et impitoyable. Apparemment les nombreuses séances de sensibilisation n’y ont rien pu en milieu rural.

Depuis Madina-Guilédji (Koumbia) pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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