Selon le calendrier de la CENI, les opérations de révision exceptionnelle des listes électorales prennent fin ce lundi, 03 août 2020, sur l’ensemble du territoire guinéen. Dans la préfecture de Boké, cette activité n’a pas du tout suscité de l’engouement. Très peu de personnes ont accordé de l’intérêt à ces travaux, qui s’inscrivent dans le cadre des préparatifs de la présidentielle du 18 octobre prochain, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Lancées le 20 juillet dernier, ces opérations s’achèvent comme elles ont commencé. Il n’y a pas eu la moindre affluence dans les commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) de Boké pendant les deux semaines qu’ont duré ces travaux. « Il faut reconnaître qu’il n’y a pas eu d’engouement. On peut passer toute la journée sans avoir 5 personnes. Les citoyens ont vraiment négligé l’affaire. On a commencé par Dibia, et là-bas c’était encore mieux. Parce que les gens de Tomboya, eux, ont complètement boudé l’opération », a indiqué la présidente de la CAERLE N° 0068 qui a couvert les quartiers Dibia et Tomboya, dans la commune urbaine de Boké.

Elhadj Sékou Souaré, président de la CEPI de Boké

Interrogé sur cette situation, le président de la commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) de Boké a relativisé cette situation. Elhadj Sékou Souaré soutient que cette faible mobilisation s’explique par le fait que ce ne sont pas tous les électeurs qui étaient concernés par cette opération. « On ne pouvait pas s’attendre à un engouement cette fois-ci, parce que ce n’est pas tout le monde qui est concerné par ces opérations. A Boké, c’est 80 milles personnes qui sont concernées. Et parmi eux, il y a certains qui sont décédés, il y a des déplacés et des doublons. A Sangarédi par exemple, dans le quartier Filidara, comme c’est un nouveau quartier, les gens sont venus. On y a recensé près de 200 personnes », a dit le président de la CEPI.

Doyen Lamarana Barry

Par ailleurs, il faut dire que cette opération laisse certains électeurs dans le doute. En effet, a couru ces derniers, annonçant que certains électeurs déjà enrôlés ont été supprimés de la liste électorale. Ce qui a poussé le doyen Lamarana Barry à aller vérifier s’il est effectivement dans le fichier, mais il est arrivé trop tard. « J’ai appris qu’on est en train de supprimer des noms dans le fichier. J’étais en déplacement, c’est hier que je suis rentré. Donc, je suis venu vérifier mais les agents recenseurs m’ont dit qu’ils ne peuvent plus vérifier pour moi parce qu’ils ont déjà fini avec mon quartier. Donc, je reste sans réponse », a déploré ce citoyen de la commune urbaine de Boké.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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