A une semaine de l’expiration de l’état d’urgence sanitaire en Guinée, les tenanciers des bars, motels, restaurants et night-clubs s’adressent à nouveau aux autorités. Ils ont animé une conférence de presse hier, vendredi 07 août 2020, à Conakry, pour se prononcer sur la fermeture des lieux de loisir en vigueur depuis le 26 mars dernier, et qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus.

A travers une déclaration lue par leur président, ils ont déploré la fermeture prolongée de leurs « entreprises », a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place. Une décision qui, selon eux, entraîne de graves conséquences économiques.

« L’AGT tient à rappeler que les bars, les motels, les restaurants, les night-clubs sont certes, des lieux de loisir et non des lieux de vagabondage et de délinquance. Les tenanciers de ces structures sont des entrepreneurs à part entière, qui s’acquittent des taxes, des impôts et toutes autres charges fixées par l’Etat. Donc, nous contribuons à renflouer les caisses de l’Etat et nous participons pleinement au développement économique du pays.

Notre secteur emploie plus de 15 milles personnes à travers toute la Guinée, et il est composé que des jeunes femmes et des jeunes garçons. Par conséquent, nous contribuons à la réduction de la pauvreté et au chômage en Guinée », a déclaré Valy Sacko, le président de l’association guinéenne des tenanciers des bars, motels, restaurants et night-clubs (AGT).

Les tenanciers des bars, motels, restaurants et night-clubs rappellent qu’ils n’ont pas été pris en compte dans le plan gouvernemental de riposte économique au Covid-19, alors qu’ils ont été sévèrement affectés par cette pandémie. Complètement asphyxiés, ces promoteurs de lieux de loisir exhortent les autorités guinéennes à leur permettre de rouvrir enfin leurs établissements tout en respectant les gestes barrières.

« Notre association demande au président de la République d’officialiser l’ouverture progressive de nos structures respectives tout en mettant en place les règles et mesures à adopter. Par exemple, des lieux disposant d’espace et progressivement en fonction de l’évolution de la pandémie pour l’ouverture totale des autres lieux de loisir. Cette requête est fondée sur le fait que les tenanciers sont sous les charges et sans aucune assistance financière de la part de l’Etat. Et, la faillite de nos structures mettra des milliers de guinéens en chômage et dans la précarité.

Nous demandons ensuite de mettre en place un système de contrôle tripartite, c’est-à-dire l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), les tenanciers et les services de sécurité, pour assurer un service efficace et sans violence des structures officiellement ouvertes.

Nous sollicitons enfin à notre ministre de tutelle d’instaurer un dialogue franc avec son homologue de la sécurité pour la prise en compte de nos préoccupations et le bien-être des milliers de guinéens qui sont plongés dans la précarité depuis 6 mois », a sollicité Valy Sacko, le président de l’AGT.

Le 14 juillet dernier, les tenanciers des bars, motels, restaurants et night-clubs avaient déjà fait une sortie médiatique pour solliciter la réouverture des lieux de loisir, mais leur appel n’avait eu de suite favorable. Ils espèrent qu’ils seront entendus cette fois par les autorités.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/654416922

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