Sounounou Diallo

Il y a deux ans, la vie de Sounounou Diallo a terriblement basculé. Le jeune homme, qui était conducteur de taxi moto, est aujourd’hui incapable de travailler pour subvenir à ses besoins. En effet, il a eu un pied amputé suite à une attaquée à main armée au cours de laquelle il a été blessé par balle. Ceux qui ont tiré sur lui ont été condamnés à le dédommager, mais cela tarde à se concrétiser, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est en voulant faire du bien que Sounounou Diallo a eu le mal qu’il vit aujourd’hui. Le 24 juillet 2018, des individus armés ont attaqué une boutique de transfert d’argent via Orange money, située au carrefour cirage, dans le quartier Koloma. Ils ont enlevé une somme d’argent avant de prendre la fuite. C’est ainsi que le jeune homme et d’autres conducteurs de taxis motos qui étaient non loin des lieux, ont pourchassé les bandits. « Lorsque j’ai vu mes amis conducteurs de motos taxis les pourchasser, moi aussi je les ai rejoints.

Nous les avons suivis jusqu’au niveau de Petit Simbaya, où un des bandits a pris son arme pour tirer sur moi. Mes amis m’ont pris pour m’envoyer d’abord au Centre Médical Communal de Ratoma, ensuite l’ambulance m’a transporté à l’hôpital Donka. Mais, puisque ma famille n’avait pas assez de moyens pour assurer ma prise en charge, les médecins de cet hôpital ne se sont pas occupés de moi à temps. C’est tardivement que j’ai été opéré et l’opération n’a pas réussie. Finalement, il a fallu couper ma jambe », explique Sounounou Diallo.

Handicapé à vie, ce jeune de 23 ans avait retrouvé un espoir de pouvoir lancer une activité lui permettant de gagner sa vie. En effet, les auteurs de l’attaque ont été interpellés et conduits devant la justice. A l’issue du procès, le tribunal de Dixinn les a condamnés à 10 ans d’emprisonnement et au paiement de 50 millions de francs à titre de dommages et intérêts à Sounounou Diallo. Mais un après la fin du procès, il n’a toujours pas reçu ce montant et ne sait plus à qui s’adresser pour faire valoir ses droits.

« Actuellement, je mène une vie très difficile. Depuis que mon pied a été amputé, j’ai arrêté de travailler. Je demande à la justice et à toutes les personnes de bonne volonté à m’aider pour recevoir les 50 000 000 qui m’ont été promis afin de commencer une activité génératrice de revenu », a exhorté le jeune homme, originaire de Koïn, dans la préfecture de Tougué.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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